BAD : le Fonds pour l’énergie durable en Afrique mute pour plus d’efficacité

BAD : le Fonds pour l’énergie durable en Afrique mute pour plus d’efficacité

Le conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement vient d’approuver la transformation du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) en un fonds spécial. Cette mutation a pour objectif d’amplifier l’impact de l’institution en lui permettant d’avoir accès à un panel plus large d’instruments financiers.

Jusqu’ici, le SEFA offrait principalement de l’assistance technique aux projets de petite et de moyenne envergure dans les secteurs de l’énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique. En intervenant dès le début des projets, il leur permettait d’être bancables et d’avoir accès aux financements des investisseurs privés.

Avec ses nouvelles attributions, il se focalisera sur trois domaines que sont les mini-réseaux, les mini-centrales renouvelables et l’efficacité énergétique. Le fonds fournira aux projets accompagnés, non seulement une assistance technique, mais également des investissements concessionnels qui amélioreront leur capacité à se faire financer. « Le nouveau SEFA fournira un support crucial aux pays africains dans l’accélération de leur transition vers des systèmes énergétiques plus écologiques et plus durables. Ce fonds spécial a la capacité de fournir des instruments financiers qui faciliteront l’accès au financement privé pour les technologies et les affaires », a affirmé Wale Shonibare, le vice-directeur de la banque en charge de l’Energie, du Climat et de la Croissance durable.

Lors de son établissement en 2012, le SEFA était pourvu d’une enveloppe financière de 121 millions $, constituée grâce à plusieurs partenaires au développement. Il a déjà consacré 76 millions $ à 56 projets dans 30 pays, et ambitionne de permettre la mobilisation de 1,5 milliard $ au profit du secteur énergétique africain.

MDI Alger

Ecofin

Bessa, Résidence la Pinède