HomeLa uneHirak du 1er novembre : Mobilisation spectaculaire à Alger

Hirak du 1er novembre : Mobilisation spectaculaire à Alger

Pour le 65e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération de l’Algérie, qui coïncide avec le 37e vendredi des marches du Hirak contre le système, la mobilisation à Alger est spectaculaire.

Malgré le déploiement massif des policiers, le blocage des accès à la capitale depuis mercredi, avec le renforcement des barrages sur les axes routiers menant vers Alger, les manifestants ont défilé massivement et pacifiquement dans le centre-ville en ce jour de fête nationale. La marche d’aujourd’hui à Alger, rappelle bien les manifestations des premiers vendredis du Hirak.

Bien que, le Chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, a appelé jeudi soir les Algériens à la mobilisation pour faire réussir le l’élection présidentielle prévue le 12 décembre prochain. Avant lui, le général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah a affirmé mercredi que la présidentielle se tiendra à la date prévue tout en mettant en garde quiconque entravera le processus électoral. Il a également rejeté les demande de libération des détenus du Hirak, notamment, ceux arrêtés pour port du drapeau Amazigh, estimant qu’ils ont porté « atteinte à l’emblème nationale ».

Ces discours n’ont rien changé aux slogans entonnés et brandis par les manifestants : Rejet de l’élection présidentielle et des slogans hostiles au pouvoir.

Soutien aux détenus d’opinion

Les manifestants n’ont pas oublié les détenus du Hirak, qui sont omniprésents sur les pancartes et les slogans des manifestants. Ces derniers ont exprimé leur soutien aux détenus injustement incarcérés et qui sont devenus malgré eux « les symboles » de cette révolution pacifique.

En défiance aux autorités qui ont interdit le drapeau Amazigh lors des marches et en raison duquel plusieurs manifestants sont en prison, l’emblème berbère a été porté par plusieurs manifestants à Alger Centre.

Plusieurs arrestations ont été opérées, dans la matinée d’aujourd’hui, par les agents de police en civil parmi les premiers manifestants  arrivés à Alger Centre.

Articles associés

Fil d'actualité

Articles de la semaine