Ligne Alger-New York : Air Algérie ne satisfait pas encore les conditions

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Très souhaitée, la ligne aérienne, reliant Alger à New York est loin d’être concrétisé tant que les conditions requises par les autorités américaines ne sont pas encore satisfaites par la compagnie Air Algérie.

Si la compagnie Air Algérie dessert le Canada sans aucun problème, ce n’est pas le cas pour les États-Unis, qui ont des exigences plus importantes que la compagnie nationale ne satisfait pas encore. Selon le PDG d’Air Algérie, Bakhouche Alléche, sa compagnie « était donc prête à se lancer sur ce marché, sous réserve d’une autorisation par les autorités aéronautiques américaines, qui conditionne cet accord par l’accomplissement de certains préalables, dont l’audit de l’autorité aéronautique algérienne». De ce fait, « nous sommes en attente de la satisfaction de cette condition », a-t-il précisé dans un entretien accordé à l’Agence de presse APS.

Un chiffre d’affaires de 53,5 milliards de dinars  à fin juillet 2019

Sur le plan financier, Air Algérie a pu réaliser un chiffre d’affaire de 53 milliards de dinars durant le moitié de l’année, soit une progression de « 12%, par rapport aux années précédentes » a estimé le patron d’Air Algérie. « Nous avons toujours été cash-flow positif et nous ne connaissons pas de problèmes de trésorerie majeurs », a-t-il avancé avant de rappeler que pour 2017 et 2018, les chiffres d’affaires s’étaient établis, respectivement, à 91 milliards DA et 102 milliards DA.

M. Alléche, a par ailleurs, pointé du doigt le réseau domestique qui plombé  les résultats de l’entreprise « du fait qu’il ne contribue qu’à hauteur de 10% au chiffre d’affaires, alors que presque la moitié (48%) de l’enveloppe globale de ses vols sont consacrés à la couverture du réseau intérieur », signale-t-il.

Les tarifs restent concurrentiels

Interrogé sur les facteurs déterminant les tarifs des billets d’Air Algérie, M Alléche a indiqué que « aujourd’hui, les tarifs aériens ne sont pas statiques et sont soumis à une gestion dynamique qui est fortement influencée par la concurrence, le facteur temps et le remplissage des avions». Mais en outre la concurrence, le temps et le taux de remplissage, il a cité « les choix personnels du client en termes de dates de voyage et d’achat du titre de transport » a-t-il ajouté.

« Quoiqu’on dise, nous évoluons dans un marché très concurrentiel. Les alignements de tarifs, qui se font toujours à la baisse, ne sont pas le résultat d’une quelconque entente entre compagnies, mais tout simplement le résultat de la veille concurrentielle pratiquée par tous les opérateurs du marché », a-t-il soutenu.

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