Mandats de dépôt renouvelés pour six détenus : Le CNLD dénonce la décision du juge

(Photos : TSA - Tout sur l'Algérie)

Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), a dénoncé, ce mardi, la décision du juge d’instruction près le tribunal de Sidi Mhamed à Alger, de renouveler les mandats de dépôt de six détenus du Hirak.

« Un des juges d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger, a osé, encore une nouvelle fois, franchir les limites de la bêtise » en « renouvelant la détention provisoire pour quelques détenus d’opinion, ce juge confirme que l’appareil judiciaire est entre les mains de cette bande et au service de la contre révolution », dénonce le CNLD dans un communiqué rendu public.

Ainsi, pour le comité, les autres détenus d’opinion et politiques, « otages d’un système grabataire », auront donc « le même sort dans les prochains jours ! »

Le CNLD considère que « le peuple Algérien n’est pas dupe : Le pouvoir actuel veut maintenir ces détenus, otages du régime, pour faire chantage au mouvement populaire et opérer un coup de force électorale pour régénérer le système. »

Le CNLD qui dit avoir déjà alerté l’opinion publique depuis le début des auditions dans le fond, dénonce « vigoureusement cette décision des juges qui sont en train de servir le régime pour prolonger la survie du système agonisant. »

« Au moment où le peuple Algérien, uni et pacifique, écrit son nom avec des lettres en or dans l’Histoire de l’Algérie de demain, les juges sombrent dans l’autre côté en servant de moyen de répression », relève le CNLD, qui affirme que « la détermination de tous les Algériens à poursuivre le combat pacifique jusqu’à la libération de tous les détenus d’opinion et politiques et le changement radical du système se confirme quotidiennement. »

Le comité souligne que « la mobilisation citoyenne à chaque action de soutien aux détenus et leurs familles est un message à ces juges qui, pourtant au mois de mars, ont prêté serment devant le peuple Algérien de ne jamais condamné ou juger toute personne arrêté durant cette révolution du sourire. »

« L’Histoire retiendra tout acte et toute déclaration, les générations futures sauront tout et ces otages d’aujourd’hui sont nos héros de demain comme ceux d’hier qui ont libéré l’Algérie du colonialisme français », lit-on dans le communiqué.

Le CNLD appelle « encore une nouvelle fois » la société civile et toutes les forces vives du pays « à s’unir autour des mêmes revendications populaires et faire échec aux tentatives visant la révolution. »

Estimant qu' »aucune répression, aucune justice -surtout la justice soumise- , aucune secte et aucun pouvoir, ne peuvent arrêter tout un peuple en marche uni et pacifique et plus que jamais mobilisé pour la libération de l’Algérie », le CNLD appelle les Algériennes et Algériens à rejoindre en force les marches du vendredi prochain, renforcer les carrés des familles des détenus à travers toutes les wilayas du pays. »

Lundi, le juge d’instruction près le tribunal de Sidi Mhamed à Alger, a décidé de prolonger de quatre mois la détention provisoire de six détenus, a fait savoir, avocate Fetta Sadat à Liberté Arabi.
Les six détenus, arrêtés pour port du drapeau Amazigh, lors du 18e vendredi des marches contre le système et placés en détention provisoire le 23 juin dernier, sont contraints de passer quatre mois de plus en prison, selon Me Sadat.
 
Me Sadat a précisé que l’inculpation pour « atteinte à l’unité nationale, à l’encontre des détenus, avait été confirmée en s’appuyant sur le contenu de l’article 79 du Code pénal, bien qu’il n’existe aucun texte juridique qui interdit le port d’un emblème autre que le drapeau national ».

Bessa, Résidence la Pinède