HomeActualitéNationalMarche des étudiants : Des femmes et des personnes âgées interpellées

Marche des étudiants : Des femmes et des personnes âgées interpellées

Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD), a dénoncé la violente répression contre la 33e marche des étudiants ce mardi 8 octobre à Alger.

Le CNLD affirme dans un communiqué que « plusieurs étudiants, journalistes intègres, femmes et personnes âgées ont été interpellés, dès les premières heures de la matinée, dans le but d’interdire la marche pacifique des étudiants dans la capitale. »

« Cet énième coup de force, d’une violence inégalée, contre les étudiants marque un dérapage de plus du pouvoir contre la révolution du peuple », dénonce le CNLD, qui ajoute que « algré cette répression, les étudiants ont tenu à continuer la marche au moment où leurs collègues se faisaient embarquer vers différents commissariats d’Alger. »

Le CNLD souligne que « l’acharnement policier contre des manifestants pacifiques ces derniers jours, notamment depuis les arrestations ciblées du vendredi 13 septembre, puis les kidnappings des militants de RAJ ainsi que l’interdiction de la commémoration des événements du 5 Octobre samedi passé à Alger ne sont un secret pour personne. »

« Des journalistes et des activistes du mouvement sont convoqués un peu partout sur le territoire national par une justice soumise qui tente d’étouffer la révolution. Des éléments des services de sécurité et du renseignement, en tenue ou en civil, lancent des opérations de chasse à l’Homme des activistes de tous les collectifs (CNLD, RAJ, Réseau algérien de lutte contre la répression, parents des détenus….) pour installer un climat de terreur chez les Algériens », rappelle la même source.

Des violations quotidiennes de la loi

Le CNLD précise que « des chefs d’inculpation sont inventés sur mesure, dans des auditions expédiées en tout hâte et bâclées, pour faire taire toute voix discordante. Il s’agit d’un terrorisme institutionnel ordonné et encadré par une dictature militaire. »

« Au moment où des manifestants arrêtés dans les autres wilayas se font acquittés par les juges, on assiste à des violations des lois de la République, quotidiennement, par ceux qui sont censés garantir l’application stricte de ces lois notamment dans la capitale », relève le comité pour la libération des détenus.

« Ces deux tribunaux s’apprêtent à placer toute l’Algérie en détention provisoire »

Selon le CNLD « ce qui se passe au sein du tribunal de Sidi M’hamed ou celui de Bab El Oued est une exception et reste une tache noire pour la justice Algérienne qui reste soumise à la dictature militaire. Ces deux tribunaux s’apprêtent, en effet, à placer toute l’Algérie en détention provisoire. »

« Près de quatre mois sont passés depuis le début des arrestations de nos détenus. Ces femmes et ces hommes dignes du sacrifice de leurs aînés pour une Algérie libre et démocratique sont devenus les otages de ce pouvoir finissant et d’un système qui veut se régénérer. Ils sont injustement privés de leur liberté mais ils restent, ainsi que leurs familles, debout malgré une douleur incommensurable infligée par une justice sans honneur », dénonce encore le CNLD.

Le CNLD, tient à rassurer « l’ensemble des familles, qu’à ce jour, et au lendemain de la visite de plusieurs avocats aux détenus d’El Harrach (hier, lundi 7 octobre), tous nos otages gardent un moral intact.

Les avocats de la défense démentent toutes les rumeurs distillées autour de la grève de la faim. Il s’agit, en réalité, des détenus (du vendredi 13 septembre) au nombre de 10 qui y ont eu recours. »

Des dérives de la justice sont enregistrées de jour en jour

« Des dérives de la justice sont enregistrées de jour en jour. En plus d’accusations imaginaires et infondées, des auditions dans le fond qui ne devaient même pas avoir lieu sont programmées quotidiennement pour tenter de gagner du temps afin de trouver la meilleure formule aux procureurs de ces tribunaux pour justifier le renouvellement des détentions qui ne doivent pas dépasser quatre mois », dénonce le CNLD.

La même source conseillé que « devant cette escalade et ce déchaînement des services de sécurité couplés à l’instrumentalisation de la machine judiciaire, la vigilance est plus que jamais recommandée », tout en appelant « tous les collectifs, tous les acteurs de la société civile et toutes les forces vives du pays à s’unir pour faire échec à cette dictature militaire qui s’installe progressivement. »

« L’union autour des mêmes revendications et même cause, à savoir la libération de tous les détenus politiques et d’opinion ainsi que pour le changement radical du système est un impératif vital pour sauver l’Algérie. Nous sommes, toutes et tous, interpellés, aujourd’hui, dans le but d’incarner le regroupement de toutes les énergies afin d’identifier les actions communes idoines et décisives à réaliser sur le terrain », conclut le communiqué.

https://www.facebook.com/112249520145188/posts/135731171130356/

Articles associés

Fil d'actualité

Articles de la semaine