Importation de véhicules d’occasion : Un « aveu d’échec » du Gouvernement

Importation de véhicules d’occasion : Un

L’économiste Smail Lalmas estime que le retour à l’importation des véhicules de moins de trois d’âge « est un aveu d’échec du gouvernement algérien de sa fameuse industrie de montage automobile, qui n’est à vrai dire rien d’autre que de l’importation déguisée ».

Dans un entretien publié ce dimanche 6 octobre 2019 sur le site de TSA, l’économiste a indiqué que cette décision est « dictée par la facture faramineuse d’importation des kits de plusieurs marques de véhicules et de la baisse significative des réserves de change ».

M. Lalmas explique que la mise en place d’une industrie automobile visait « à réduire les importations de véhicules » et par ricochet une baisse de la balance commerciale. Mais, les résultats n’ont pas été à la hauteur, et le prix du véhicule « Made in Algérie », est plus cher de 30% au moins par rapport aux véhicules montés dans d’autres pays ».

Interrogé sur la  suppression de la règle 49/51 prévue dans le projet de loi de Finances 2020, notamment dans les secteurs jugés non stratégiques, M.Lalmas a indiqué qu’en dépit de cette annonce, « de nombreux obstacles à l’investissement subsistent et sont de nature à décourager les investisseurs étrangers. Le déficit d’image et de communication dont souffre l’Algérie à l’étranger est un frein majeur pour l’attrait des IDE, nous pouvons en citer d’autres comme par exemple le phénomène de la corruption, la bureaucratie, la défaillance du système bancaire, l’informel, le chevauchement des attributions d’organismes en matière d’investissement ».

Recours à l’endettement extérieur de l’Algérie

Le projet de loi de Finances 200 prévoit également le recours à l’endettement extérieur, notamment auprès des institutions régionales et internationales, afin de financer des projets stratégiques.

A ce propos, l’économiste s’est demandé quel type de  projets stratégiques sera financé, dans le cadre de l’endettement extérieur. « Est-ce qu’il s’agit de projets comme ceux que nous avons connus durant les 20 dernières années, avec plus de 1000 milliards de dollars engagés, sans retour sur l’investissement ? »,  s’est-t-il interrogé. Et d’ajouter : « il serait ridicule de parler d’endettement avec un gouvernement en manque de légitimité, sans programme économique ni compétences à la hauteur des défis qui nous attendent ».

Abordant le projet de loi de Finances 2020 qui serait fait sur mesure pour les entreprises étrangères, M. Smail Lalmas a indiqué que le projet a été « élaboré sur la base d’une levée d’un certain nombre de restrictions qui avantagerait la partie étrangère notamment avec l’annulation de la règle 49/51% applicable aux investissements étrangers en Algérie, qui donnerait ainsi la possibilité aux investisseurs étrangers de détenir 100% du capital de la société avec la possibilité donc de transférer ses 100% de dividendes en devise ».

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