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Zoubida Assoul : « dans les conditions actuelles, il est impossible juridiquement et techniquement d’organiser des élections »

« Dans les conditions actuelles, il est impossible juridiquement et techniquement d’organiser des élections et d’en proclamer les résultats en moins de 90 jours, alors que le pays compte près de 60 000 bureaux de vote et 1541 communes », », a affirmé Mme. Zoubida Assoul, présidente du parti l’Union pour le Changement et le Progrès (UCP), dans un entretien accordé au quotidien El Watan.

Elle a indiqué que le peuple « refuse catégoriquement qu’on lui impose une échéance présidentielle dans les conditions actuelles, avec le même pouvoir, le même gouvernement, la même Constitution et les mêmes pratiques ».

Mme. Assoul a affirmé, dans le même entretien, que « la mise en place des démembrements de cette autorité au niveau de toutes les communes, les wilayas, les représentations diplomatiques et consulaires et des ambassades nécessitera au minimum 6 à 8 mois. Pour organiser des élections avec une autorité indépendante, il faudrait que ces gens soient formés pour contrôler, en amont et en aval, des élections crédibles ».

« C’est dire qu’il est impossible que cette commission puisse organiser des élections dans les délais impartis. Dans ce contexte, c’est toujours l’administration qui organisera ces élections alors que ladite commission donnera seulement son quitus », a-t-elle expliqué.

La présidente de l’UCP estime que « des questions restent aussi posées concernant la composante de cette instance, sa crédibilité et sa compétence. C’est pourquoi le peuple refuse cette élection telle que proposée par le pouvoir. Enfin, on ne peut pas aller vers des élections dans un climat caractérisé par une recrudescence de la répression et l’emprisonnement de politiques, de militants et de jeunes manifestants ».

Elle regrette que « le chef d’état-major se mette en confrontation avec le peuple. Mais aussi, il met l’armée en confrontation avec son peuple alors que l’armée a un bon crédit auprès des Algériens », soulignant que « les citoyens sont très conscients des enjeux. Il n’y aura pas de dérapage de leur part. Ils ont compris que la clé de la réussite de leur révolution, c’est le côté pacifique de la mobilisation ! Ils n’ont pas cédé aux provocations ni aux emprisonnements ».

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