LADDH appelle l’institution militaire à ne pas s’immiscer dans la vie politique

La ligue algérienne des droits de l’homme, (LADDH), a appelé l’institution militaire à un retrait effectif de la vie politique ou bien l’ouverture de négociations directes pour la réalisation du changement.

Dans un communiqué publié ce lundi sur la page facebook du président de la ligue, a appelé l’institution militaire soit au « retrait effectif de l’espace politique et n’accompagne que le processus politique sans s’immiscer dans celui-ci, ou bien le lancement des négociations directes pour la réalisation d’un changement ».

Pour la ligue des droits de l’homme, « l’établissement militaire a le devoir maintenir sa stabilité et son unité, ainsi que de défendre le peuple et de respecter sa volonté».

le vice président de la ligue, Said Salhi, qui a signé le communiqué, n’a pas manqué de dénoncer « la répression des libertés publiques se poursuit dans le cadre de la politique consistant à museler et à obscurcir toute opinion et toute voix, contrairement à la feuille de route du pouvoir, qui consiste à imposer des élections présidentielles au mouvement révolutionnaire et à ses activités politiques et civiles ».

LADDH, considéré aussi que l’empêchement de la réunion des partis d’opposition, d’associations et d’acteurs de la société civile est « une preuve supplémentaire que le régime n’a pas modifié ses pratiques antidémocratiques et de défense des droits de l’homme alors qu’il tente de tromper le peuple et de commercialiser des élections dites démocratiques, transparentes et équitables ».

De ce fait, le président de Est-il possible d’organiser des élections dans une atmosphère d’arbitraire, de prévention, de répression, d’arrestations, de black-out dans les médias, de mentir et d’éviter les demandes légitimes de la population.

Dans cette situation, l’ADDH se demande s’il est « envisageable d’organiser des élections à la lumière de la fermeture de tous les espaces de dialogue et de débat au sein de la communauté et de garder des dizaines de jeunes dans des prisons et d’essayer de réprimer tous les vendredis les marches pacifiques, au plus fort de la révolution? » . « La vraie démocratie exige l’ouverture de toutes les horreurs de l’expression et le respect des libertés individuelles et publiques » a expliqué encore Said Salhi.

L’ADDH rejette « la politique de facto et considère qu’insister pour se rendre aux élections présidentielles dans le climat actuel ne fera que compliquer la crise et alimenter la situation avec tous les risques de compromettre la stabilité et l’harmonie nationales ».

MDI Alger

La ligue des droit de l’homme, rejette aussi « les résultats du dialogue, sans représentation, dirigée, close et que les conditions minimales d’intégrité, d’indépendance et d’objectivité ne soient pas remplies ».

Bessa, Résidence la Pinède