Appel à la dissolution du FLN : Hocine Khaldoun répond à l’ONM

Hocine Khaldoun

Le membre du comité central du FLN, Hocine Khaldoun, a répondu à ceux qui ont appelé à la dissolution de l’ex-parti unique et particulièrement, l’appel lancé par le Secrétaire général par intérim de l’Organisation nationale des Moudjahidines (ONM), Mohand Ouamar Benlhadj.

Dans une déclaration au journal « Reporters » de ce dimanche, Hocine Khaldoun a conseillé le SG par intérim de l’ONM de « balayer d’abord devant sa porte ». « Le secrétaire général par intérim de l’ONM qui appelle à la dissolution du FLN doit d’abord balayer devant sa porte », a-t-il déclaré.

Khaldoun a suggéré à Mohand Ouamar Benlhadj « plutôt que de parler du FLN, il devrait de s’atteler à ouvrir le dossier des faux moudjahidine »,  estimant que « c’est un dossier lourd que je leur recommande d’ouvrir avant de s’attaquer à nous », avant d’ajouter que « le FLN historique est un patrimoine national qui appartient à tout le peuple algérien et donc personne ne peut s’adjuger le monopole de l’expression en son nom, mais le parti du FLN est une formation politique qui a ses militants et sa direction ».

Selon le membre du comité central du FLN « ce n’est pas la première fois que le SG par intérim de l’ONM fait des déclarations pareilles. Il s’est exprimé de manière similaire en mars dernier, et je lui ai répondu clairement et simplement et là encore il revient à la charge et réitère les mêmes propos au nom de l’organisation des moudjahidine ».

Khaldoun a estimé que « le SG par intérim n’a pas le droit de parler au nom des moudjahidine ». « C’est son opinion personnelle qu’il exprime là, étant donné qu’il est un ancien cadre du FLN du temps du parti unique.  Quand il y a eu le multipartisme, il a fait son choix de ne pas adhérer au parti et bien aujourd’hui il n’a pas le droit de parler du FLN en tant que parti politique auquel il doit beaucoup. Si par exemple vous cherchiez à savoir d’où il a sa retraite, vous trouverez qu’il la prend au nom du FLN », a-t-il expliqué, tout en déniant à quiconque le droit d’appeler à la dissolution du FLN en tant que formation politique.

Rappelons que, la semaine dernière, le Moudjahid Mohand Ouamar Benlhadj, a réclamé la dissolution du FLN. Dans une vidéo postée sur YouTube, il a indiqué que « nous nous sommes beaucoup exprimés sur le Front de libération national. Nous avons demandé, plusieurs fois, aux autorités de retirer ce symbole du parti ».

Pour le SG de l’ONM, « ce Parti n’a plus lieu d’être », précisant que le FLN, aujourd’hui, est dans « une situation illégale ».

Mohand Ouamar Benlhadj a souligné que « le pouvoir réglementaire est entre le ministère de l’Intérieur, évoquant la loi 2012 et celle de 1990 qui « interdit l’utilisation des anciennes appellations des partis ».

Dans le même sillage le SG par intérim de l’ONM a fait remarquer le vide constitué dans la scène politique, dénuée d’un parti proposant un réel projet politique.