RCD : l’instance de dialogue vise à marginaliser la transition démocratique

Mohcine Belabbas

Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a considéré que l’installation de l’instance de dialogue et de médiation n’est qu’un plan de la part du pouvoir pour «  marginaliser », la solution de « la transitons démocratique et pacifique ».

«L’installation d’une commission dite de dialogue national ou l’intrusion de mots d’ordre et de faux débats sur la désobéissance civile, en ce moment précis, visent à marginaliser la seule option de rupture viable, à savoir la transition démocratique et pacifique qui demeure la revendication de la majorité des animateurs et des acteurs du mouvement du 22 février » indique ce vendredi le RDC dans un communiqué de son secrétariat national.

Selon le parti de Mohcine Belabbes, « le choix de créer des divergences artificielles entre les tenants d’une présidentielle sans conditions ni préalables avec un autre pôle du même système qui serait pour des mesures d’apaisements avant la fixation de la date d’un scrutin présidentiel ne trompe personne ».

Car, il s’agit, pour le pouvoir en place, « de focaliser le débat sur deux fausses solutions qui procèdent de cette même option, dans une situation de verrouillage du champ médiatique y compris par le blocage des sites d’information » affirme encore le RCD.

Dans le secteur des médias, le communiqué rappelle que « c’est toujours la famille du président déchu qui veille à la censure, ce qui donne encore du crédit aux voix qui estiment que le 5ème mandat est dans les faits en cours ».  Pour le RCD, « les espaces de débats actuels procèdent de la préparation de cette convention ». « Les résolutions attendues de ce rendez-vous, programmé pour la veille d’une rentrée sociale, compliquée par les errements d’un gouvernement illégitime,  visent à construire et à consolider les convergences entre tous les forums et les initiatives démocratiques qui animent majoritairement le mouvement populaire » a-t-il ajouté.

De ce fait, il considère que « face à la contre-révolution enclenchée par le Haut commandement militaire avec ses manœuvres de division entre les enfants d’un même peuple millénaire, l’instrumentalisation de la justice pour sévir contre des manifestants pacifiques, la  criminalisation de l’opinion libre et de l’action politique et la mainmise sur les médias, le combat pacifique, au grand jour, demeure le seul rempart contre l’arbitraire et les tentations du pire. »

Toutefois, « le mouvement populaire n’est pas tombé dans le piège de l’option de la structuration verticale susurrée çà et là par nombre d’”experts”. L’alternative n’est pas le choix entre cette option suicidaire, irréalisable dans les faits et qui redonnerait la main aux chantres de la présidentielle, sponsorisée par les débris du système et l’autre option qui consiste en l’absence de toute centralisation du mouvement et qui tend aujourd’hui à donner du carburant à certaines dérives gauchistes ».

Enfin, le RDC, appelle « l’ensemble des acteurs de cette période cruciale pour l’avenir de notre pays à entendre les cris de l’Algérie profonde qui bat le pavé depuis bientôt six mois pour l’avènement d’un avenir meilleur pour les générations future, à privilégier le devoir patriotique pour hisser notre pays dans le sens de l’Histoire et à honorer les sacrifices de notre peuple pour retrouver le chemin de la liberté, du progrès et de la justice ».

Bessa, Résidence la Pinède