Le pétrole Chute après la hausse des stocks américains

Les cours du pétrole chutaient mercredi, le baril new-yorkais perdant plus de 5% en cours de séance après la diffusion d’un rapport montrant une hausse surprise des réserves américaines de brut.

En fin de journée d’hier, le baril de WTI coté à New York perdait 4,59%  pour s’échanger à 57,17 dollars et celui de Brent, référence sur le marché londonien, cédait 4,31% à 56,40 dollars.

Lestés par la morosité ambiante sur les marchés financiers, les prix pétroliers s’affichaient déjà en forte baisse lorsque l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA)a, dans son rapport hebdomadaire, fait état d’une augmentation inattendue des stocks de pétrole brut (+2,4 millions de barils) la semaine dernière aux États-Unis après sept semaines consécutives de repli.

La cadence des raffineries a pourtant accéléré, ces dernières fonctionnant en moyenne à 96,4% de leurs capacités contre 93,0% la semaine précédente. Mais dans le même temps, la production, qui avait fortement reculé après le passage de la tempête tropicale Barry sur le Golfe du Mexique et ses côtes mi-juillet, a continué à se redresser, s’établissant en moyenne à 12,3 millions de barils par jour (mbj). Elle est ainsi proche de son record de 12,4 mbj atteint quelques semaines auparavant, faisant depuis plusieurs mois des États-Unis le premier producteur mondial d’or noir.
Les importations, également perturbées par la tempête Barry, continuent aussi à progresser, à 7,15 millions de barils par jour (mbj) contre 6,66 mbj la semaine précédente.
Les stocks d’essence ont dans le même temps augmenté de 4,4 millions de barils, alors que les analystes anticipaient une baisse de 1,25 million de barils.

Ceux d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont avancé de 1,5 million de barils, là où les analystes prévoyaient une progression plus modérée de 450.000 barils. « La production d’essence et de produits distillés est trop forte par rapport à la demande« , a noté Andrew Lebow de Commodity Research Group.

La persistance des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine fait en effet craindre aux acteurs du marché une diminution des achats d’or noir par Pékin. « Le marché pétrolier continue d’être affecté par la guerre commerciale et s’attend à ce que cette dernière affecte la demande« , a indiqué M. Lebow.

MDI Alger

Afp

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