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Noureddine Ayadi, SG de la Présidence : Les mesures d’apaisement « pourraient faire l’objet de discussions lors du processus de dialogue »

Le Secrétaire général de la Présidence de la République, Noureddine Ayadi, a répondu, ce mercredi 24 juillet 2019, a ceux qui réclament des mesures d’apaisement avant le lancement de tout dialogue, à travers notamment, la libération des détenus d’opinions.

Dans un entretien accordé à l’agence officielle, le SG de la Présidence a affirmé clairement que, il n’y aura pas de mesures d’apaisement avant le lancement du processus du dialogue auquel a appelé le chef d’Etat par intérim Abdelkader Bensalah.

« Assurément, il y a une volonté partagée d’apaiser les esprits, d’assainir le climat politique et de créer les conditions pour un déroulement du scrutin dans une atmosphère sereine et apaisée. Il s’agit donc de mesures d’accompagnement et comme l’a indiqué le Chef de l’Etat dans son discours, celles-ci pourraient faire l’objet de discussions lors du processus de dialogue et l’Etat ne manquera pas de faire ce qu’il faut pour consolider la confiance », a-t-il dit en réponse à une question de l’APS « Que répondez-vous à ceux qui demandent des mesures d’apaisement et autres préalables avant d’engager le dialogue? »

Noureddine Ayadi a accusé les partis et personnalités appelant à des mesures d’apaisement et des garanties avant tout dialogue, de ne pas vouloir d’élections crédibles. « Il s’agit bien entendu de tenir compte des opinons majoritaires, pas des exigences partisanes ou des visions étriquées de ceux qui ne reflètent que des secteurs minoritaires de la société et qui cherchent à imposer, par médias interposés, leurs vision en faisant des préalables au lancement du processus de dialogue. Ceux-là, en fait, ne veulent pas d’élections crédibles; voire même les craignent », a-t-il déclaré.

Pour rappel, depuis le 18ème vendredi du mouvement populaire, une soixantaine de manifestants ont été arrêtés par les services de sécurités lors des marches et placés en détention provisoire et accusé de porter atteinte à l’unité nationale.

Leur seul tort était de brandir le drapeau Amazigh, interdit lors des manifestations populaires contre le pouvoir sur instruction du chef de l’Etat Major, le Général Ahmed Gaïd Salah.

Depuis, les partis et les personnalités de l’opposition et aussi le mouvement populaire, ont exprimé leur refus de tout dialogue avec le pouvoir sans des mesures d’apaisement et des garanties, notamment, la libération sans conditions des détenus d’opinion, lever les restrictions de circulation des citoyens particulièrement à Alger, libérer les médias publics et privés à tous les acteurs pour le débat libre…etc.

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