Abderrahmamne Mebtoul : « Résoudre la crise avant la fin 2019, afin d’éviter une grave dérive économique et sociale »

président de transition

Le professeur Abderrahmamne Mebtoul tire la sonnette d’alarme : Il faut résoudre la crise politique avant la fin 2019, afin d’éviter une grave dérive économique et sociale et la déstabilisation de l’Algérie.

Selon lui, Bien que la dette extérieure soit d’environ 1/2% du PIB,  la baisse drastique des réserves de change suscite à juste titre, des scénarios pessimistes sur l’avenir de l’Algérie qui risque la cessation de paiement fin 2021, le dernier trimestre 2022. Car il faut être réaliste et ne pas verser dans la démagogie.

Pour lui, la situation pourrait s’aggraver plus rapidement sans la résolution de la crise politique qui paralyse toute l’économie. L’Algérie avec des détournements qui dépassent l’imagination humaine par leurs ampleurs, qui conduisaient le pays droit au mur, a besoin d’une nouvelle stratégie, loin des slogans creux populistes, s’adaptant au nouveau monde, d’un retour à la CONFIANCE pour sécuriser son avenir.

« Chacun doit privilégier les intérêts supérieurs de l’Algérie et non les intérêts personnels et partisans car la situation est extrêmement grave, devant aboutir à des concessions de part  et d’autres par le dialogue productif pour un climat apaisé. Pour ne pas décevoir l’espoir de notre jeunesse, une solution rapide à la crise politique en espérant avant la fin de l’année 2019, pour ne pas isoler l’Algérie de l’arène internationale et éviter la faillite économique », prévient-il.

M.Mebtoul suggère que pour relever les défis futurs, se projeter sur l’avenir, loin de tout populisme dévastateur, une nouvelle gouvernance, un langage de vérité et la moralité des gouvernants s’imposent.

MDI Alger

« Avec une plus grande rigueur budgétaire, une meilleure gouvernance, un changement de cap de la politique économique actuelle, avec un baril même à 60 dollars. Mais attention, en cas de non changement de la politique socio-économique, donc de gouvernance, le scénario dramatique du FMI fin 2021/2022, est plausible avec des incidences économiques, sociales, politiques et géostratégiques, sans la résolution rapide de la crise politique », indique-t-il en poursuivant « Opposition, Al Hirak et Pouvoir doivent s’entendre sur un compromis raisonnable,  par le dialogue productif, afin que l’Algérie ne se retrouve dans le même scénario vénézuélien, pays en faillite bien plus riche que l’Algérie, ce qu’aucun patriote ne souhaite. Et dans ce cas, il serait illusoire tant pour le pouvoir, l’opposition ou AL Hirak de parler d’indépendance économique et politique avec de vives tensions sociales. Le temps ne se rattrape jamais en économie d’où l’urgence de profondes réformes économiques, politiques, sociales et culturel, déterminant en ce XXIème siècle. L’Algérie a besoin qu’un regard critique et juste soit posé sur sa situation, sur ce qui a déjà été accompli de 1963 à 2019, et de ce qu’il s’agit d’accomplir encore au profit exclusif d’une patrie qui a besoin de se retrouver et de réunir tous ses enfants autour d’un même projet, d’une même ambition et d’une même espérance ».

Bessa, Résidence la Pinède