Drapeau Amazigh : La jeune fille de Jijel condamnée à 2 mois de prison avec sursis

Drapeau amazigh : 2 ans de prison requis contre 3 manifestants à M'sila

Arrêtée vendredi dernier lors de la marche contre le système à Jijel pour avoir brandi le drapeau Amazigh, la jeune fille de 21 ans a été condamnée par le tribunal de la même ville à deux mois de prison avec sursis et une amende de 20 000 DA.

Par ailleurs, le militant Messaoud Leftissi arrêté à Alger le 21 juin dernier lors du 18e vendredi contre le système et placé sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach pour avoir porté le drapeau berbère, a été condamné par la Cour de Skikda à 6 mois de prison avec sursis et 100.000 Da d’amende pour « incitation à attroupement armé », a rapporté ce dimanche le HuffPost Algérie, citant la famille de Messaoud Leftissi.

Selon la même source, il a été convoqué par le même tribunal le 06 mai à une audience programmée le 02 juin, avant d’être reportée pour le 23 du même mois puis pour le 14 juillet. Les avocats de la défense ont 10 jours pour faire appel de cette décision, selon la même source.

Le jeune militant a été victime d’une agression mercredi dernier à Oran, et après s’être rendu au commissariat pour porter plainte, il a affirmé avoir trouvé ses deux agresseurs devant le commissariat.
« Après avoir entendu mes dires, ils m’ont demandé un certificat médical. A mon retour de chez le médecin, j’ai trouvé mes deux agresseurs debout devant le commissariat. Ils étaient avec un policier en uniforme. J’ai alors informé les policiers chargés d’enregistrer ma plainte que mes agresseurs se trouvaient à l’entrée du commissariat.  Ils m’ont répondu de manière provocatrice (…) J’ai pris mon téléphone pour essayer de filmer mes deux agresseurs (…). J’ai alors été arrêté et frappé par des policiers », a-t-il raconté, ajoutant qu’il a été ensuite emmené dans un lieu inconnu avant d’être samedi devant le tribunal qu’il a condamné  à 6 mois de prison et une amende, précisant qu’il a dix jours pour faire appel.
Le Bureau de la LADDH d’Oran dénonce le harcèlement contre Brahim Laalami
Dans un communiqué rendu public, le bureau de la ligue algérienne de défense des droits de l’Homme d’Oran a dénoncé le harcèlement que subi le jeune militant Brahim Laalami.
« De nouveau notre concitoyen Ibrahim LAALAMI est la cible d’une répression qui ne dit pas son nom. En effet après avoir été la cible d’une agression physique il s’est déplacé le Mercredi 10-07-2019 pour déposer une plainte au niveau du commissariat de la daira d’Es Sénia. Il s’est ensuite dirigé vers l’hôpital pour obtenir un certificat médical d’après un de ses compagnons. Il est revenu au commissariat le 11-07-2019 pour y déposer le certificat médical et depuis ni sa famille ni ses compagnons n’ont aucune nouvelle », a écrit le bureau de la LADDH d’Oran.
« Cela s’apparente à une disparition car la loi permet à un accusé de prévenir un membre de sa famille », lit-on dans le communiqué, ajoutant que « les arrestations et les agressions contre Ibrahim LAALAMI ne se comptent plus et laissent croire que nous avons affaire à un de ceux qui ont détruit l’Algérie par leur prédation mais il n’en est rien puisque c’est un simple travailleur qui a appris ce que la liberté, la dignité et la justice veulent dire et il se bat pour cela. »
Le Bureau d’Oran a dénoncé « cette disparition ainsi que ces arrestations qui touchent un grand nombre de militants pour la liberté et la dignité. »
Il a appelé « les juges, femmes et hommes, sont interpellés pour rétablir Ibrahim dans ses droits quelque soient les pressions qu’ils ou elles subissent car le peuple exige cela pour construire une nouvelle république. »

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