Loukal : « l’endettement extérieur pourrait être envisagé pour financer des projets structurants et rentables »

réserves de changes de l’Algérie
L’endettement extérieur ne constitue pas une priorité pour l’Algérie, mais pourrait être envisagé pour financer des projets structurants et rentables, a déclaré le ministre des Finances, Mohamed Loukal, dans un entretien accordé à l’agence officielle publié.
 
« Le recours au financement extérieur ne constitue pas, à l’heure actuelle, une option prioritaire, mais il pourrait être envisagé pour assurer, de manière ciblée, le financement de projets structurants et rentables », a-t-il répondu à une question sur un éventuel recours à cette option, après le gel du financement non conventionnel pour l’exercice 2019.
Pour M. Loukal, une éventuelle mobilisation de financements extérieurs devra, en outre, « se soumettre à des dispositions particulières en termes de délais, dans le cadre de crédits assortis de conditions avantageuses et ciblées ».
 
Invité à répondre à certains analystes qui redoutent un recours imminent de l’Algérie au FMI (Fonds monétaire international) pour faire face à ses obligations budgétaires, le ministre a catégoriquement écarté une telle démarche.
 
« L’Algérie n’est pas sous la menace du FMI. Nous avons des réserves de change assez confortables, un endettement externe ne dépassant pas 1% du PIB et des sources alternatives qui nous permettent de continuer à assurer les dépenses de l’Etat sans aggraver le recours au financement non conventionnel », a-t-il soutenu.
 
« Notre marge de manœuvre (en matière de possibilités de financement) reste préservée », a-t-il rassuré.

Bessa, Résidence la Pinède