Pour dénoncer l’acharnement judiciaire à son encontre, Me Dabouz en grève de la faim

Salah Dabouz appelle la diaspora à contrecarrer la diplomatie officielle

L’avocat et défenseur des droits de l’Homme, Me Salah Dabouz, a entamé depuis lundi une grève de la faim, pour dénoncer le harcèlement et l’acharnement judiciaire contre lui.

La police a arrêté Dabouz le 7 avril 2019 à Alger et l’a transféré le même jour à Ghardaïa, où les juges du tribunal de première instance l’ont informé de deux affaires en cours liées à ses publications Facebook. Les juges l’ont mis en liberté provisoire mais placé sous contrôle judiciaire, l’obligeant à se présenter deux fois par semaine au tribunal. Puis en avril, ils ont fait passer l’obligation de présence à trois fois par semaine, avait rapporté l’ONG Human Right Watch (HRW).
Me Dabouz avait indiqué qu’il faisait face à 14 chefs d’inculpation au total et ce, pour avoir critiqué la justice algérienne, particulièrement, les magistrats de Ghardaïa, à travers des publications sur Facebook. Me Dabouz est accusé d’outrage à corps constitué.
Parmi les chefs d’accusation, la provocation à un attroupement armé, la diffamation des institutions publiques, l’atteinte à l’intégrité du territoire national et la communication de secrets à une partie étrangère…

Lundi 8 juillet, l’avocat a annoncé avoir saisi, Miche Forst, le rapporteur spécial de l’ONU  sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme. « Concernant le contrôle judiciaire que les autorités judiciaires de Ghardaïa me font subir, trois fois par semaine, depuis le 8 avril 2019, et à 600 km de chez moi, une mesure jamais décidée en Algérie, dans le même dossier qui a vu le Dr Kamel Eddine Fekhar mourir en prison le 28 mai 2019, et vu que cette mesure me met dans l’incapacité d’exercer mes fonctions d’avocat et de défenseur des droits humains, j’ai officiellement saisi mon ami Michel Forst, le rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

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