L’Algérie se positionne pour l’achat de 360 000 tonnes de blé tendre

Importation: L’Algérie achète 200.000 tonnes de blé dur

L’Algérie a lancé, il y a quelques jours, un appel d’offres pour l’achat de 360 000 tonnes de blé tendre, avec origine optionnelle et des chargements en août, a rapporté le site spécialisé Agritel.

Selon la même source, l’Algérie a profité de la baisse des cours des céréales sur le marché mondial pour finaliser cette commande.

Toutefois, l’origine française privilégiée par l’Algérie, n’a pas été confirmée, d’autant plus que, le pays cherche à diversifier ses fournisseurs, notamment, en négociant avec la Russie, qui a déjà expédié une cargaison test de 21 tonnes de blé vers l’Algérie.

Arthur Portier, analyste au cabinet spécialisé Agritel, émet d’ailleurs des doutes sur le fait que « les blés français, moins compétitifs que ceux provenant de Russie et de Roumanie, remportent les appels d’offres algérien et surtout égyptien ».

L’Algérie cherche à diversifier l’origine de ses importations, particulièrement, de produits alimentaires, mais aussi à rationaliser ses importations, notamment, de céréales et de poudre de lait, deux produits qui totalisent plus de la moitié des importations alimentaires du pays. Le 23 mai dernier, le Gouvernement avait donné son accord à de nouvelles mesures visant la régulation des importations des céréales et du lait, dans le cadre d’une démarche visant la préservation des réserves de changes.

Selon les derniers chiffres des Douanes relatifs au commerce extérieur, durant les 5 premiers de l’année 2019 en cours, la facture des importations de l’Algérie a atteint 18,60 milliards de Dollars, contre 19,64 mds usd  en 2018 durant la même période, mais, en baisse de -5,32%. A eux seuls, les biens alimentaires, se sont chiffrées à près de 3,54 mds usd, selon les statistiques des Douanes.

L’Algérie a importé en 2018 pour 8,57 milliards de dollars (mds usd) de produits alimentaires (+1,6%), une facture tirée essentiellement par la hausse des importations des céréales.

Le 3 juillet, lors d’un conseil interministériel, le ministre des finances Mohamed Loukal a étalé un exposé sur la mise en œuvre des décisions du Gouvernement relatives à la garantie des grands équilibres financiers, par la rationalisation des importations et la préservation des réserves de change, notamment, pour la filière blé. Selon lui, ces décisions ont permis « l’économie, à ce jour, de près de 400 millions de dollars au profit du Trésor », avait indiqué un communiqué des services du premier ministère.

En mai dernier, le gouvernement avait décidé de la mise en place d’un comité de veille, de régulation, de contrôle et d’évaluation de la céréaliculture auprès du ministre des Finances en coordination avec les ministres du Commerce, de l’Industrie et de l’Agriculture.

Outre la céréaliculture et le lait, le gouvernement a décidé dans ce sens plusieurs mesures de rationalisation des importations dans divers secteurs. En effet, des décisions ont été prises pour la réduction de la facture annuelle d’importation des kits CKD/SKD destinés au montage des voitures touristiques, et des kits destinés à la fabrication des produits électroménagers, électroniques et téléphones mobiles.