20e vendredi à Alger : « Libérez nos enfants ya el haggarin », scandent les manifestants

« Le Hirak doit se structurer et négocier avec le président » (analyste)

Plusieurs milliers de manifestants occupent depuis le début de la matinée de ce vendredi le centre d’Alger pour la 20e manifestation consécutive contre le système. La marche de ce vendredi coïncide avec la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.

En attendant le ralliement de la marche par d’autres manifestants juste après la prière du vendredi. Les manifestants déjà présents à Alger Centre ont donné les couleurs de cette nouvelle mobilisation qui s’annonce grandiose, malgré un dispositif policer impressionnant.

En plus des slogans hostiles au pouvoir, et favorable pour une Algérie libre et démocratique, un Etat civil et non militaire, les manifestants ont réclamé la libération des détenus d’opinions, notamment, les manifestants arrêtés lors des deux derniers vendredis pour port du drapeau Amazigh et le Moudjahid injustement incarcéré.

Les manifestants ont scandé : « Talgou Oueladna ya lhaggarin » (Libérez nos enfants

« Libérez Bouregaâ »

Rappelons que, lors des 18e et 19e vendredis contre les système, environ 50 manifestants ont été interpellés pour port du drapeau Amazigh interdit sur instruction du chef de l’Armée Ahmed Gaïd Salah. Tous ces manifestants dont d’une élue RCD de l’APW de Tizi-Ouzou Samira Messouci, ont été placés en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi Mhamed à Alger. Ils sont accusé de porter atteinte à l’unité nationale pour avoir brandi un emblème (Amazigh) autre que l’emblème national, en vertu de l’article 79 du code pénal.

Quant au Moudjahid Lakhdar Bouregaâ, il a été arrêté samedi 29 juin à son domicile par les services de sécurité. Il a été présenté le lendemain devant le juge d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger, qui a ordonné son placement sous mandat de dépôt le lundi 1 juillet. Il est accusé de porter atteinte au moral de l’armée et atteinte à un corps constitué, en vertu des articles 75, 144 et 146 du code pénal.

Bessa, Résidence la Pinède