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Quand Khalida Toumi autorisait le transfert de 17.56 millions USD pour un film qui ne verra pas le jour

Une autorisation de transfert pour le compte de la société américaine Libre Studio, qui appartient à Philippe Diaz, du montant de 17,56 millions de Dollars portant sur la réalisation d’un film sur l’Emir Abdelkader, mais, qui ne verra pas le jour, impliquant l’ancienne ministre de la culture Khalida Toumi, a été révélée il y a quelques jours.

Pour rappel, il était question d’une superproduction algéro-américaine, qui devait porter sur une partie de la vie de l’Émir Abdelkader. Un producteur, un réalisateur et un acteur principal ont été désignés.

Le document a été signé par l’ancienne ministre le 12 novembre 2013, à travers lequel, elle avait autorisé l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) à transférer le montant de 17,56 millions de dollars au profit de la société américaine Libre Studio, qui appartient à Philippe Diaz.

« L’EPIC AARC et la Sceneries corp.dba.Cinéma Libre Studio, Société de type Corporation de droit américain sont signataires du contrat de coproduction n 374/DG/AARC/2013 du 31 octobre 2013 fixant les obligations et droits des deux parties (copyright, propriété du négatif recettes nettes part producteur) conformément aux règles édictées en matière de coproduction cinématographique », lit-on dans le document signé par Khalida Toumi.

La même source précise que « l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC) EPIC sous tutelle du Ministère de la Culture, est autorisée dans le respect des dispositions législatives et réglementaires relatives au contrôle des changes – à transférer au profit de la société Sceneries Entertainment corp.dba.Cinéma Libre Studio, société de type Corporation C de droit américain, le montant de Dix Sept Millions Cinq Cent Soixante Neuf Mille Trois Cent Soixante Quatorze Dollars (17 569 374.00 USD) représentant le montant de la part transférable due par AARC pour le film l' »Émir Abdelkader », coproduit avec cette société et réalisé pur Charles BURNETT.

« Ce montant est destiné à la prise en charge de l’ensemble des opérations liées à la fabrication du film (préparation, tournage, postproduction) effectuées exclusivement à l’étranger et ce pour les besoins de la production exécutive du film long métrage l »Émir Abdelkader' », lit-on encore sur le document.

L’ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, contactée par le journal Liberté, n’a pas nié les faits. Elle a expliqué à la même source qu' »il ne s’agit là que d’une « autorisation » qui n’implique pas un transfert d’argent. »

Pour l’ancienne ministre cela fait partie des « prérogatives de la Banque d’Algérie », et que, la réglementation lui donne le droit de donner « une autorisation à une entreprise » qui dépendait de son département, ce qui est le cas de l’AARC. Concernant si l’argent a été transféré ou pas, Khalida Toumi n’en dira pas plus, a précisé Liberté.

Pour rappel, en 2017, l’ancien ministre de la culture Azzedine Mihoubi a décidé de geler le projet  du film sur l’Emir Abdelkader. L’annonce a été faite par l’ex-ministre de la culture à l’APN. Les raisons évoquées par l’ex-ministre « l’absence d’un scénario à la hauteur de la personnalité éminente de l’Émir et de financements ».

Les médias ont parlé d’un budget de 75 millions de dollars pour la réalisation de ce film, sans que ce chiffre ne soit confirmé ou infirmé.

Les deux ex-responsables du département de ma culture n’ont jamais apporté des précisions sur les fonds engagés ni leur destination.

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