Drapeau Amazigh : Djaballah estime que les arrestations étaient « urgentes et nécessaires »

candidat de consensus

Le président du parti FJD, Abdallah Djaballah, a réagi, ce lundi, à la décision du chef de l’Armée Ahmed Gaïd Salah d’interdire le drapeau Amazigh lors des marches du mouvement populaires, et les arrestations de plusieurs manifestants vendredi dernier pour avoir brandi l’emblème berbère.

« Chaque peuple peuple a ses constantes garantissant son unité et sa personnalité vis-à-vis des autres peuples, et le respect de ces constantes est réglementé », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Selon lui, parmi les symboles de l’unité prévus dans la Constitution l’emblème national, qui est l’un des facteurs garantissant l’unité nationale et il y a d’autres, et ils doivent être respectés.

« Le conseil que je donne au peuple, je l’appelle à ce qu’il ne soit pas distrait pas ces arrestations, même si, elles sont urgentes et nécessaires. Il ne faut pas qu’il (le peuple) soit distrait de ces revendications politiques, parce que, les revendications politiques sont la base des vraies réformes », a-t-il soutenu.

Pour rappel, une vingtaine de personnes ont été placée entre dimanche et lundi en détention provisoire pour avoir brandi l’emblème Amazigh.

18 manifestants ont été arrêtés lors du 18e vendredi des marches contre le système à Alger. Les  mis en cause ont été placés dimanche en détention provisoire la prison d’El Harrach par les juges d’instruction près les tribunaux de Sidi Mhamed et de Bab El Oued. Durant la même journée, une personne a été placée sous mandat de dépôt à Béjaïa pour avoir déchiré l’emblème national, a rapporté l’ENTV.

Ce lundi, un jeune médecin exerçant à l’hôpital de la ville de Bordj Bou Arreridj a été placé en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal de ladite ville. La raison, il a postée sur les réseaux sociaux une photo de lui avec le drapeau Amazigh dans son lieu de travail.

Les personnes arrêtées sont poursuivies pour atteinte à l’unité nationale, atteinte à l’emblème nationale, atteinte à un corps constitué, en vertu de l’article 79 du code pénal.

Ses arrestations interviennent quelques jours après le discours de Gaïd Salah qui déclaré depuis la 3ème Région militaire à Béchar, que l’Algérie n’a qu’un seule emblème national, et que les drapeaux brandis par une infime minorité sont une tentative d’infiltrer mes marches du mouvement populaire.

Gaïd Salah a affirmé que des ordres et des instructions strictes ont été données aux forces de l’ordre « pour une application rigoureuse des lois en vigueur et faire face à quiconque tente encore une fois d’affecter les sentiments des Algériens à propos de ce sujet sensible et délicat ».

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