Le pétrole affaibli par des craintes sur la demande mondiale

prix du pétrole baissaient

Les prix du pétrole étaient en légère baisse mardi en cours d’échanges européens, fragilisés par des craintes sur la demande mondiale et la confusion autour de la date de la prochaine réunion de l’Opep.

Vers 12h Gmt, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 60,80 dollars à Londres, en baisse de 14cents par rapport à la clôture de lundi.

Le marché du pétrole mettait de côté les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran dans la foulée des attaques contre deux pétroliers la semaine dernière dans la mer d’Oman. Ces frictions sont en théorie de nature à alimenter les craintes autour d’une réduction de l’offre, ce qui pourrait soutenir les prix.

Mais « le pétrole n’a pas profité des tensions au Moyen-Orient« , relève Neil Wilson, analyste chez Markets.com. « Le Brent est sous les 61 dollars à nouveau mais au-dessus de ses plus bas de la semaine dernière. Le WTI se maintient autour de 52 dollars « , résume-t-il.

Les investisseurs s’attardaient davantage sur les fondamentaux économiques témoignant d’une demande moins forte en raison du ralentissement économique mondial. Une consommation de pétrole moins forte se traduit en général par une baisse du prix sur le marché. « La semaine démarre dans une ambiance morose en raison de craintes sur l’économie« , observe Tama Varga, analyste chez PVM. Les inquiétudes sont nourries depuis la veille par un ralentissement brutal de l’activité manufacturière dans la région de New York en juin, qui est tombé à un niveau négatif pour la première fois en plus de deux ans.

De surcroît, selon M. Varga, « le fait que la Russie et l’Iran ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la date de la réunion à venir de l’OPEP+ augmente l’incertitude« .

Quelques jours avant une réunion très importante du cartel et de ses partenaires au cours de laquelle ils doivent discuter d’une reconduction ou non d’un accord de réduction de la production de brut, il était difficile de savoir quand exactement ce sommet se tiendrait.

La prochaine réunion est toujours officiellement annoncée pour le 25 juin, mais la Russie et l’Arabie saoudite ont demandé à décaler la réunion à début juillet, ce que l’Iran refusait jusqu’à présent.

MDI Alger

AFP

Bessa, Résidence la Pinède