Dans un message à l’occasion de la journée de l’étudiant, Bensalah évoque indirectement le scrutin du 4 juillet

Bensalah en Egypte

Le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, a adressé, ce dimanche, aux étudiants, un message à l’occasion de la journée nationale de l’étudiant célébrée chaque année en référence à la date du 19 mai 1956, lorsque les étudiants et les lycéens avaient décidé de quitter les bancs des écoles pour rejoindre la révolution algérienne de 1954/1962.

Cependant, si Bensalah a salué le rôle « avant-gardiste » des étudiants algériens lors des marches pacifiques qu’ils ont imprimées de maturité, et à travers lesquelles ils ont fait montre de leur conscience des enjeux de cette sensible conjoncture pour l’Algérie. IL a évoqué indirectement l’élection présidentielle du 4 juillet prochain, pourtant rejetée massivement et par le peuple notamment, lors des marches hebdomadaires, et par la classe politique.

En effet, Bensalah, lui aussi rejeté par le peuple étant l’un des symboles du système, a écrit dans son message aux étudiant que « l’Algérie vît une période augurant des perspectives prometteuses pour un avenir où la parole sera donnée au peuple souverain pour le choix de ses dirigeants dans le cadre de réelles garanties d’une rivalité honnête et juste, à même d’asseoir les fondements d’une bonne gouvernance et de conforter l’Etat de droit ».

Il a ajouté qu’il était « du devoir de chaque citoyen jaloux de sa patrie de prendre exemple sur ses aïeux qui n’ont pas hésité à sacrifier leur vie pour l’Algérie et d’être un élément édificateur et rassembleur pour que fusionnent les bonnes volontés sur une même voie ». Cette démarche mènerait l’Algérie « vers l’orée d’une nouvelle ère où les énergies du peule seront consacrées à la reconstruction et au développement du pays ».

« Une telle célébration nous interpelle tous à s’inspirer de sa signification, lorsque l’intérêt et le devenir du peuple avaient primé sur les intérêts personnelles et l’abnégation des étudiants algériens s’était illustrée dans sa plus belle et noble expression », a-t-il souligné.

Un message dans lequel il a exprimé son insistance sur la tenue d’un scrutin refusé à l’unanimité par les algériens, qui appellent depuis le trois mois au départ du système et de tous ses symboles.

A noter que, lors de leurs marches d’aujourd’hui, à Alger et au niveau d’autres wilayas, les étudiants ont exprimé leur rejet de l’élection présidentielle et ont appelé au départ du système et de ses symboles dont fait partie Bensalah.

Pas plus loin qu’hier samedi, trois personnalités, en l’occurrence, Ahmed Taleb Ibrahim (ancien ministre), Me Ali Yahia Abdennour (avocat et militant des droits humains) et le général à la retraite Rachid Benyelles, ont co-signé une déclaration à travers laquelle ils ont appelé à l’annulation du scrutin programmée a mois de juillet prochain, et ils ont interpellé l’Etat-major de l’Armée sur l’urgence d’ouvrir un dialogue « franc et honnête avec « le Hirak » afin d’aller vers une période de transition de courte période en guise de solution de la crise politique actuelle.

MDI Alger

Avant eux, tous les acteurs de la société, peuple, partis politiques, associations, syndicats, personnalités nationales, ont expliqué l’inutilité de cette échéance électorale du moment qu’elle est rejetée par tout le monde. Les propositions de sortie de crise se sont multipliées et la nécessité d’une période transition a été maintes fois exposée, mais, toutes ses démarches, n’ont eu aucun échos de la part des nouveaux donneurs d’ordres, notamment, l’Armée, qui se sont entêtés à maintenir la voie constitutionnelle au détriment de la volonté populaire qu’ils prétendent respecter.

Bessa, Résidence la Pinède