Le pétrole grimpe, situation tendue avant une réunion de suivi de l’Opep

accord de l'Opep et de ses partenaires

Les prix du pétrole montaient jeudi en cours d’échanges européens à l’avant-veille d’une réunion de suivi de l’accord de l’Opep et de ses partenaires alors que les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran sont élevées.

Vers 15h00 Gmt le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 72,73 dollars à Londres, en hausse de 98 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Malgré un bond des stocks de brut américains, selon des données publiées mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), les prix du brut grimpaient jeudi pour la troisième séance consécutive, « la hausse des stocks étant éclipsée par le risque géopolitique« , a expliqué Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.

Le royaume saoudien a averti que les attaques de ces derniers jours contre des navires et des installations pétrolières menaçaient non seulement l’Arabie saoudite mais également la sécurité des approvisionnements en brut et l’économie mondiale.

Voisins et alliés du royaume saoudien, les Emirats arabes unis ont prôné mercredi la « désescalade » tout en blâmant le « comportement de l’Iran » pour les tensions croissantes dans le Golfe.

C’est dans ce contexte tendu que certains ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses partenaires se réuniront ce week-end à Djeddah, en Arabie saoudite, pour un point de suivi de l’accord qui les engage depuis début 2018 à limiter leur production.

Si le ministre iranien ne sera pas présent, la question d’une éventuelle augmentation de la production devrait être à l’ordre du jour, avant une prise de décision qui devrait normalement attendre la réunion plénière de l’OPEP fin juin. « La situation va être compliquée, nous ne voyons pas comment l’Iran et le Venezuela pourraient accepter de voter en faveur d’une augmentation de la production de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis pour compenser leurs exportations restreintes par les sanctions américaines« , a commenté Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

MDI Alger

Afp

Bessa, Résidence la Pinède