Adrar : Affrontements entre citoyens et forces de l’ordre à Tinerkouk, le siège de la Daïra incendié

Tinerkouk

Le siège de la Daïra de Tinerkouk dans la wilaya d’Adrar, a été incendié, mardi 14 mai 2019, par les habitants de cette localité, après l’éclatement d’affrontements avec les forces de l’ordre.

En effet, selon des sources locales, les citoyens de cette localité, jeunes, chômeurs, travailleurs ainsi que des vieux, ont organisé une manifestation pacifique pour réclamer des postes de travail au sein des entreprises pétrolières implantées dans la région, dénoncer la corruption qui sévi au sein de la l’agence locale de l’emploi. Les citoyens ont réclamé le départ du chef de Daïra de Tinerkouk accusé lui aussi de corruption et d’injustice envers les citoyens.

Depuis un mois, les citoyens de cette localité située à 277 km au nord-est d’Adrar, organisaient des mouvement de protestation devant les entreprises pétrolières, mais, malgré les promesses non tenues par le chef de Daïra contesté, ils sont restés pacifiques. Ce dernier, aurait même ordonné l’arrestation de jeunes protestataires. C’est d’ailleurs l’une des causes qui a fait sortir les habitants de Tinerkouk dans la rue pour réclamer leur libération.


Selon la page Facebook, Adrar Wikileaks, les actes violence ayant suivi la manifestation pacifique des citoyens de Tinerkouk étaient en réponse à la répression des forces de l’ordre déployées en force.


De violents affrontements ont alors éclaté entre les citoyens et les forces de l’ordre, poussant les manifestants à incendier le siège de la Daïra. Les locaux de la Daïra ont subi d’importants dégâts suite à l’incendie qui s’est déclaré. Le parc automobile de la Daïra n’a pas échappé, puisque, on a déploré la destruction de quelques véhicules.

MDI Alger

En plus des dégâts matériels, plusieurs blessés ont été déplorés parmi les manifestants en raison de la violente répression des forces anti-émeutes. Selon la même source, 25 manifestants ont été blessés, dont un touchés à l’œil par une bombe lacrymogène tirée par les forces anti-émeutes.

Bessa, Résidence la Pinède