Ramadan 2019 s’annonce rude pour les Algériens

hausse des prix

Le mois sacré de Ramadan a commencé cette année dans un contexte politique particulier marqué par le mouvement de protestation entamé depuis le 22 février dernier. En dépit de ce contexte, le mois de Ramadan n’a pas dérogé à la règle de la flambée des prix des produits agricoles et des viandes. Le Ramadan demeure toujours le mois où les bourses algériennes, déjà malmenées par une inflation galopante, souffrent le plus.

La promesse du ministre du Commerce, Saïd Djellab, de plafonner les prix des produits alimentaires durant le mois de Ramadan, afin de limiter la spéculation, n’a pas été tenue. Bien au contraire, elle a eu l’effet d’un pétard mouillé.

En effet, le ministère du Commerce a élaboré des prix de référence, en collaboration avec les associations professionnelles et de consommateurs, ainsi que le ministère de l’Agriculture, portant sur les produits agricoles locaux.

 Les consommateurs algériens ont constaté dès hier, premier jour de ramadan, la flambée des prix sur les marchés de détail,  et ce malgré l’application depuis dimanche dernier des prix de référence. La hausse des prix des fruits et légumes, ainsi que des viandes est visible sur les étales des commerçants.

A titre d’exemple, la tomate est vendue à 140 DA/Kg, alors qu’elle est devrait être cédée entre 60 et 80 DA/Kg, selon les prix de référence élaboré par le ministère du Commerce.

Sur les marchés de détail, où les prix des produits ont pris l’ascenseur, des citoyens se sont plaints de cette hausse des prix qui touche le plus souvent les franges de la population aux bas salaires. La résignation se lit sur le visage des consommateurs qui arpentent les marchés : ils n’ont pas d’autre choix que de subir la saignée.

Par ailleurs, les commerçants installés au niveau du marché de gros des Eucalyptus se sont mis en grève ce mardi pour protester contre la mise en place des prix de référence.

MDI Alger

Les contrôleurs du ministère du Commerce ont manifesté hier, au premier jour de Ramadan, pour dénoncer leurs conditions de travail durant le mois de Ramadan, des conditions qu’ils jugent éprouvantes, notamment le travail pendant la nuit.

Bessa, Résidence la Pinède