Said Bouteflika et les généraux arrêtés, «comparaîtront incessamment devant le tribunal militaire»

Ouverture du procès en appel de Louisa Hanoune, Tartag, Toufik et Said Bouteflika

Le quotidien public El Moudjahid a consacré son éditorial de ce dimanche 05 mai pour l’arrestation des trois importantes personnalités de l’ancien régime, à savoir Saïd Bouteflika, ainsi que les généraux Athmane Tartag, dit Bachir, et Mohamed Mediène, alias Toufik, affirmant qu’ils comparaîtront incessamment devant le tribunal militaire de Blida, en 1re Région militaire.

Contrairement à la télévision publique ENTV, qui n’a pas rapporté cette information, l’agence de presse APS n’ont plus, le quotidien El Moudjahid, s’est largement étalé sur cette opération qu’il qualifie « d’accélération des choses».

EL Moudjahid a indiqué que « si l’on ne sait pas exactement ce qu’on leur reproche, on sait par contre que leur activité, notamment depuis le déclenchement du mouvement populaire qui a mis fin au règne du président Bouteflika, a été condamnée, dans ses multiples messages, par le chef d’état-major, parce qu’elle complotait à la fois contre le mouvement populaire et contre l’Armée nationale populaire ».

Dans son éditorial, El Moudjahid souligne que ces arrestations interviennent suite à «un dernier avertissement» lancé par le chef d’état-major de l’ANP « à ces trois hommes accusés de tenir des «réunions suspectes» et de «conspirer autour des revendications du peuple et afin d’entraver les solutions de l’Armée nationale populaire et les propositions de sortie de crise», et qu’il existe des «preuves irréfutables sur ces faits abjects», non sans avoir promis de prendre à leur égard des «mesures légales fermes» au cas où ils persistent dans leurs agissements ».

Toutefois, il signale que « d’aucuns vont inscrire, encore une fois, dans le registre du règlement de comptes ou de la «guerre des clans», exprime l’engagement de l’institution militaire auprès du peuple, et vient donner un coup d’accélérateur et un solide point d’appui à l’opération «Mains propres» menée par la justice contre la dilapidation des fonds publics par une poignée d’hommes d’affaires liés intimement au régime agonisant, dont les figures emblématiques tombent une à une ».