Face la répression policière, les étudiants ont promis de marcher tous les jours

Malgré la violence policière qu’ils ont subit, les milliers d’étudiants qui ont marché, mardi 9 avril 2019, à Alger contre le système, ont promis de sortir chaque jour pour manifester.

« Tous les jours il y aura une marche », ont-ils scandé en réponse aux forces anti-émeutes qui ont usé de la violence contre eux.


Pour rappel, les marches à Alger, ont été pour la première fois réprimées par les forces anti-émeutes, depuis le début du mouvement populaire le 22 février dernier.

En effet, la marche des étudiants à Alger Centre a été réprimée par la police. Cette dernière a usé des grenades lacrymogènes et d’un camion à eau pour disperser les étudiants qui manifestaient tout au long de la journée.


Les milliers d’étudiants ayant repris mardi, le chemin de la mobilisation et de la lutte contre le système après une trêve imposée par les vacances universitaires, ont scandé des slogans hostiles au pouvoir. « Nous sommes avec l’Armée et non pas avec Gaïd (le chef de l’armée) », « Bensalah dégage »…

Pendant que les étudiants manifestaient et se faisaient à Alger et dans d’autres wilayas, au Palais des Nations, Abdelkader Bensalah, le président du Conseil de la Nation a été désigné Chef d’Etat par intérim, pour une période maximale de 90 jours, durant laquelle période des élections présidentielles seront organisées pour élire un nouveau président de la république.

MDI Alger

Une décision qui a été qualifiée de coup d’état contre la volonté populaire, qui appelait depuis 7 semaines au départ du système et ses symboles. Ainsi, la désignation de Bensalah pour assurer l’intérim de la présidence, peut être interprétée comme quoi : « les chiens aboient et la caravane passe! »

Bessa, Résidence la Pinède