Bensalah chef d’Etat : l’opposition évoque une «trahison» aux revendications du peuple

Juste après la désignation d’Abdelkader Bensalah en tant que chef d’Etat par intérim, les réactions des partis de l’opposition ont dénoncé le fait, le qualifiant d’une action « contre la volonté du peuple».

Mohcine Belabbas a réagi, sur sa page facebook à la réunion du Parlement au Palais des nations à l’issue de laquelle Abdelkader Bensalah est devenu chef d’État par intérim. Pour lui, il s’agit du troisième « coup d’État contre la volonté et la souveraineté populaire au Palais des nations 2008, 2016, 2019 ». « Même dans le nombre officiel des membres du Parlement, il y a eu du trafic puisque Bensalah a parlé de 487 membres au lieu de 606 ».

Abdelmadjid Menasra, de l’instance dirigeante du MSP, a déclaré que « la solution doit être trouvée hors constitution », selon lui, «il faut aller vite pour une solution consensuelle, rapide ou le peuple aura son dernier mot». Toutefois, il a considéré que « si on enlève les institutions, y ‘aura un vide et cela va encore compliquer davantage le processus ». selon ses dires, il fallait «choisir une autre personne à la place de Bensalah qui sera capable de gérer cette période».

Le chef du Front pour la justice et le développement, (FJD) Abdallah Djaballah, a déclaré que l’investiture d’Abdelkader Bensaleh à la tête de l’Etat aux termes de l’article 102 de la constitution est un acte de  « trahison envers le peuple algérien et une tentative de contourner ses revendications légitimes ». Salon lui c’est un acte « illégitime et anticonstitutionnel » par ce que le peuple refuse cette personne qui a toujours incarné le système et le pouvoir.

MDI Alger

Le groupe parlementaire du Front des forces socialistes, (FFS) considère que la tentative d’imposer le processus constitutionnel comme une solution unique, est inutile car il ne répond pas aux demandes populaires et ne résoudra pas la crise politique que traverse le pays. Le FFS a appelé à une «solution politique et consensuelle » à la crise dans le pays, qui conduirait à «une véritable transition démocratique». « Les Algériens et les Algériens exigent un changement de régime par le biais d’une solution politique et consensuelle qui conduirait à une véritable transition démocratique », indique un  communiqué du parti.

Bessa, Résidence la Pinède