Le journal El Moudjahid suggère d’écarter Abdelkader Bensalah contesté par la rue

Conseil des ministres : Les projets de lois sur les hydrocarbures et des finances validés

Le Journal El Moudjahid, a suggéré dans son éditorial de ce dimanche 7 avril 2019, d’écarter l’actuel président du Conseil de la Nation Abdelkader Bensalah, une figure du système qui « ne semble pas être tolérée par le mouvement citoyen », a écrit le Journal pro-pouvoir.

« Alors que la démission du Président de la République a été actée, la question qui se pose aujourd’hui est la suivante : qui va suppléer à la vacance du poste de Chef de l’État ? », s’est interrogé le journal pro-pouvoir dans son éditorial intitulé « Rien n’est impossible ».

El Moudjahid a a rappelé que « la Constitution a prévu ce cas précis, et offre une réponse claire et sans aucune ambiguïté : c’est le président du Conseil de la nation, avec des prérogatives très réduites, qui l’occupe pendant une période de trois mois, jusqu’à l’élection du nouveau Président de la République. Ainsi, aucun vide constitutionnel n’est possible, et toutes les institutions continueront à fonctionner normalement ». En revanche, selon la même source « ce qui par contre n’a pas été envisagé, c’est le cas où le président du Conseil de la nation serait lui-même contesté. »

« Les manifestants du septième vendredi ont décliné, sur une immense banderole déployée juste en face de la Grande-Poste, une feuille de route qui comprend les quatre revendications suivantes : «Départ du nouveau gouvernement ; départ du trio Bedoui-Bensalah-Belaïz ; Commission indépendante d’organisation des élections et Jugement de la bande». La même affiche précise : «Éviter la répétition du scénario égyptien : Djeich-Echaâb Khawa khawa» », a constaté le quotidien, qui depuis une semaine, rend hommage à l’armée et à son chef d’état-major et vice-ministre de la Défense, le général Ahmed Gaïd Salah, le nouvel homme fort de l’Algérie. Avant d’ajouter qu' »un tel programme précis n’est ni déraisonnable ni forcément difficile à réaliser. »

« Dans un premier temps, et si l’on tient à le prendre en charge et à ne pas s’éloigner de la légalité et du processus constitutionnel, il faudrait trouver le plus tôt possible une solution à la question de la présidence du Conseil de la nation, du moment que l’actuel figure ne semble pas être tolérée par le mouvement citoyen », a suggéré le quotidien qui longtemps soutenu le désormais ex-président de la République Abdelaziz Bouteflika, qui semble se ranger du côté de l’Armée comme c’est le cas d’ailleurs, de tous le reste des piliers du régime.

Et de poursuivre: « Là aussi, ce n’est pas impossible de trouver un homme consensuel qui ait l’étoffe et le sens de l’État, pour conduire cette courte transition, l’essentiel étant de surmonter les divisions et ne pas tourner en rond. »

Pour rappel, les deux Chambres du Parlement (APN et Sénat) se réuniront mardi prochain, pour acter, conformément à la Constitution, la nomination d’Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la Nation, à la tête de l’Etat par intérim pendant une période de 90 jours.

Parce que tout vide institutionnel peut être exploité pour déstabiliser le pays et parce que toute transition longue et confuse peut contourner les aspirations citoyennes, il est impératif de revenir aux urnes, les seules habilitées à décider de celui qui sera appelé à diriger l’État et de se donner le temps pour mener et réussir les réformes nécessaires que le peuple aura approuvées à l’avance

tandis que, 7 vendredis durant, le peuple demande le départ du système et un changement radical, refusant toutes les symboles du régime dans la gestion de la période de transition, El Moudjahid a suggéré des élections rapides, dans le cadre institutionnel actuel. « Parce que tout vide institutionnel peut être exploité pour déstabiliser le pays et parce que toute transition longue et confuse peut contourner les aspirations citoyennes. Toute transition longue et confuse peut contourner les aspirations citoyennes », a écrit le journal qui a ajouté qu’il est « impératif de revenir aux urnes, seules habilitées à décider de celui qui sera appelé à diriger l’Etat ».

Par ailleurs, comme depuis l’appel de Gaïd Salah à l’application de l’article 102, et la démission de Bouteflika, El Moudjahid encense  et défend l’institution militaire dans son éditorial. « L’Armée nationale populaire, grâce à laquelle l’article 102 a été réactivé à la demande populaire, a été invitée à passer à l’application des articles 7 et 8, et donc à entamer la transition ou ce que certains ont qualifié de «basculement», c’est-à-dire le passage d’un régime à un autre »a estimé le journal.