Ali Benflis : « un président intérimaire » peut régler la crise politique

pré-campagne électorale
Portrait de M. Ali Benflis,

Ali Benflis, ancien premier ministre et président du parti Talaie El Hourriyet, a dénoncé, hier, au micro de RTL, l’appel du Chef d’Etat-Major de l’Armée, Ahmed Gaid Salah, à l’application de l’article 102.

Selon lui, demander l’empêchement du président Bouteflika et le déclenchement de cet article ne signera pas la fin du règne du président, au pouvoir depuis près de 20 ans.

« J’ai analysé de très près la déclaration de l’État-major », explique-t-il. « Je dois préciser que l’application de l’article 102, visée dans la déclaration de l’État-major, n’est pas susceptible de constituer à elle seule la base au règlement de la crise ».

Il a ajouté que « de ce point de vue, l’application de l’article 102 doit impérativement être adaptée de manière à ce que les conditions de transparence soient respectées ».

M. Benflis a par ailleurs souligné que « l’article 102 pourrait être amendé pour permettre de recourir à un Conseil constitutionnel et à un président intérimaire pour quelques mois ».

Évoquant les manifestations contre le régime en place, M, Benflis a réitéré son soutien aux manifestants, en affirmant que c’est le peuple qui a gagné.

Interrogé sur son éventuelle candidature à l’élection présidentielle, M. Benflis a indiqué qu’il n’était pas « candidat à une transition ». L’ancien premier ministre plaide pour un changement le dispositif électoral actuel pour permettre au peuple de s’exprimer librement.

Interrogé sur les différents clans qui continuent à diriger le pays, en dépit des manifestations monstres qui s’organisent près jaque jour dans tout le pays, M. Benflis a indiqué à cet égard que « la maison du pouvoir absolutiste s’est fissurée et le peuple a pris le pouvoir ».

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