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Mouvement populaire: Le CNEA alerte sur la vétusté des balcons et des terrasses

Au moment où le mouvement populaire en Algérie fait parler de lui dans le monde entier en raison de sa réussite et étant pacifique, le collège national des experts architectes CNEA se penche sur une question qui devrait attirer l’attention des habitants d’Alger.

Le CNEA précise qu’en raison de la vétuste et de la précarité de nos immeubles dont la construction remonte a plus d’un siècle, les balcons et les terrasses sont soumis a des effondrements réguliers.

« Pour cela le collège national des experts architectes (CNEA) attire l’attention des citoyens qui s’amassent massivement sur ces derniers de prendre toutes les précautions nécessaires a fin d’éviter des drames notamment au cours des manifestations que connait notre pays », lit-on dans le communiqué signé par le président du CNEA Abdelhamid Boudaoud. .

Selon le président du Collège national des architectes, la capitale compte plus de 1 500 immeubles totalement vétustes et inhabitables. Certains nécessitent de toute urgence des travaux de réhabilitation, tandis que d’autres sont bons pour une démolition pure et simple.

Depuis plusieurs années maintenant, le CNEA ne cesse de multiplier les SOS pour alerter les pouvoirs publics et l’opinion nationale sur l’état du cadre bâti dans notre pays et la situation alarmante du paysage urbanistique national. Le CNEA donne comme exemple l’affaire de l’effondrement dramatique d’un hôtel au square Port-Saïd tôt ce mardi matin, faisant 8 morts et 22 blessés « Il y a 1 548 communes en Algérie. Il n’y a pas une seule commune qui connaisse son patrimoine immobilier », constate  M. Boudaoud.

Selon lui, ce qu’il convient de faire en toute urgence, c’est de recenser le vieux bâti au niveau de chaque commune. Il faut classer ce patrimoine immobilier en le répertoriant par catégories : les bâtisses qui nécessitent une réhabilitation, celles qui nécessitent un confortement et celles qui demandent une rénovation. Pour chacune de ces catégories, il y aura trois sortes d’intervention : légère, moyenne et lourde, selon la gravité de son délabrement. Il faut évaluer le degré d’urgence pour chaque bâtiment et engager les travaux qui s’imposent.

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