Abdelkrim Abada : le président veut un 5e mandat sans élections

Moins de 24 heures après sa nomination à l’instance dirigeante du parti Front de Libération Nationale (FLN), Abdelkrim Abada, qui a démissionné la semaine dernière moins  de 24 heures après sa nomination à l’instance dirigeante du FLN, est revenu, dans un entretien accordé au site TSA, sur les récentes décisions du chef de l’Etat.

M. Abada estime que le président « a pris des décisions non satisfaisantes. Sa réponse aux revendications populaires n’est pas à la hauteur des revendications exprimées par la rue. Ces décisions sont inacceptables et sont de nature à ne pas satisfaire le mouvement populaire », selon le même média.

Interrogé sur la nomination de Noureddine Bedoui à la chefferie du gouvernement, M. Abada a indiqué que « c’est un homme qui a fait partie des différents gouvernements et une figure de l’ancien gouvernement », ajoutant que « sa nomination n’est pas de nature à satisfaire le mouvement populaire qui demande le départ de l’ensemble de l’équipe gouvernementale ».

Selon lui, le chef de l’Etat, « n’est pas sincère » dans ses récentes déclarations, « car il veut prolonger le 4e mandat sans élections ». Déclaration tout à fait étonnante de la part de ce haut responsable du FLN qui a décidé de rejoindre le mouvement populaire.

M. Abada a indiqué, dans le même entretien, que « c’est une violation de la Constitution même quand il nomme un vice premier-ministre. Ce poste n’existe pas dans la Loi fondamentale».

MDI Alger

Interrogé sur ses revendication, l’ancien responsable du FLN a indiqué que « nous sommes avec le mouvement populaire et donc partie prenante de ce qu’il exprime, c’est-à-dire avec un changement total et radical du régime en place, le départ des corrompus et la constitution d’un gouvernement neutre et consensuel », selon la même source.

Bessa, Résidence la Pinède