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Fatiha Benabou : « Le président ne peut ni reporter les élections ni prolonger son mandat »

Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé hier soir renoncer à un cinquième mandat dans une lettre adressée au peuple algérien. « Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi », a-il-indiqué

Le chef de l’Etat, en poste depuis 1999, a également annoncé un report de l’élection présidentielle, prévue le 18 avril, sans annoncer de nouvelles dates pour le scrutin

Cette dernière annonce suscite depuis hier de nombreuses interrogations quant à la légalité de cette décision et sa conformité à la Constitution algérienne. En effet, le président Bouteflika avait-il la légitimité constitutionnelle de reporter les élections ? Et que dit la Constitution algérienne sur cette question.

A ce propos, la juriste et spécialiste de droit constitutionnel, Mme. Fatiha Benabou explique ce mardi, sur le site TSA que la prolongation du mandat présidentiel n’est pas prévue dans la Constitution, «le président ne peut ni reporter les élections ni prolonger son mandat. La Constitution ne le lui permet pas. Il n’y a pas de base juridique », a-t-elle expliqué.

Abordant la conférence nationale aura lieu après le 16 avril 2019, Mme Benabou a indiqué que  cette conférence nationale lui donnera un consensus politique qui lui permettra de gouverner pendant plus d’une année », selon le même média.

Selon elle, «  l’organisation de cette conférence va prendre du temps. Elle aura notamment à élaborer une nouvelle Constitution. Cela va également prendre du temps. Il faut compter au moins deux ans de prolongation de mandat. »

Mme. Benabou a souligné qu’« à partir du 16 avril 2019, Bouteflika n’aura plus la légitimité des urnes, selon la juriste. « D’où la quête du consensus politique à travers la Conférence nationale ».

Le président de la République n’a pas le droit d’annuler la tenue de la présidentielle. En effet, Mme. Benabou explique que « ce n’est ni le président de la République ni personne qui décide de la tenue de la présidentielle, c’est la Constitution », selon le même média.

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