Comment le Japon veut contrer l’influence chinoise et occidentale en Afrique

Japon

Le Japon envisage d’augmenter sa présence en Afrique pour contrer l’influence des Chinois et des pays occidentaux sur le continent. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi le site d’information Nikkei Asian Review, citant des sources officielles.

D’après le média, cette nouvelle stratégie de l’Etat japonais passera par la création d’un conseil conjoint permanent entre le gouvernement et le secteur privé japonais. Celui-ci aura pour mission essentielle de promouvoir les investissements nippons sur le continent africain.

Une nouvelle conférence réunissant des responsables gouvernementaux et des hommes d’affaires africains devrait également être créée. Baptisée B-TICAD, elle devrait se réunir deux ou trois fois par an.

Les investissements japonais en Afrique restent marginaux face à de plus gros concurrents comme les chinois et les Etats-Unis. D’après les chiffres de la CNUCED publiés en 2015, le Japon investit par exemple sept fois moins en Afrique que les USA et six fois moins que la France.

Il reste encore loin de la Chine, qui s’est imposée en 2017 comme le premier partenaire commercial de l’Afrique pour la 9ème année consécutive avec un volume d’échanges de 170 milliards $.

D’après Tokyo, plus de 440 sociétés japonaises seraient présentes en Afrique contre environ 10 000 entreprises chinoises répertoriées par le cabinet McKinsey. Pour faciliter l’installation de ses entreprises dans les pays du continent, le Japon envisage de nouveaux accords de coopération. Ceux-ci devraient s’axer sur des pactes bilatéraux d’investissement, des programmes d’exemptions fiscales et une amélioration de la sécurité.

Kia Sportage

Ecofin

Bessa, Résidence la Pinède