Activité économique : Vers la réalisation des zones industrielles par le secteur privé

opérateurs privés algériens

Le Gouvernement étudie la possibilité de permettre aux opérateurs privés algériens de réaliser et de gérer leurs propres zones industrielles.

«Il y a une réflexion sur la possibilité de la création de zones industrielles par le secteur privé », a déclaré, mardi 12 février 2019, le Ministre de l’industrie et des mines Youcef Yousfi, qui était l’invité du forum du journal Echaâb.

Le Ministre a précisé qu’un décret exécutif sera bientôt publié dans le journal officiel autorisant cette ouverture.

Cette action de permettre aux privés de réaliser et de gérer leurs propres zones industrielles, lèverait ainsi le monopole de l’Etat sur cette activité économique.

En outre, concernant le foncier industriel cédé à des opérateurs qui n’ont pas réalisé leur investissement, Yousfi a expliqué qu’après une période de 3 ans, les opérateurs qui n’auront pas concrétisé leurs projets devront « payer une taxe annuelle de 5% de la valeur actuelle du terrain».

«Les wilayas sont en train d’ester en justice les personnes qui ont une concession de terrain qu’ils n’ont pas encore investi», a-t-il informé.

A ce propos, il a fait savoir que le Gouvernement prépare un projet de loi permettant de récupérer le foncier industriel non exploité sans recourir à la justice. Il a ajouté que, les directions d’industrie au niveau des différentes wilayas ont été instruites pour dresser des PV de constat des terrains cédés et non exploités.

Par ailleurs, Yousfi a parlé du chiffre de 1 100 000 PME en Algérie et qui emploient 2 700 000 personnes. Ces PME sont composées, selon lui, de 60% de personnes morales et 40% sont des professions libérales ou des activités artisanales. Dans le même cadre, Yousfi a relevé que le nombre de PME qui ferment, a baissé en 2018.

Selon le Ministre, le secteur de l’agroalimentaire compte 23 000 entreprises et fait travailler 156 000 personnes. L’Agroalimentaire, est selon lui, «le deuxième secteur créateur de richesse après les hydrocarbures», avec une valeur à l’export de 370 millions de dollars en 2018, contre 261 millions de dollars en 2017, a-t-il précisé.

Pour ce qui est du secteur de la sidérurgie, la production nationale annuelle a été estimée par le Ministre à 4 millions de tonnes en 2018, contre 3 millions de tonnes en 2017, tout en prévoyant une production annuelle de 12 millions de tonnes à l’horizon 2021 et 2022. L’Algérie, selon lui, a exporté l’année dernière des produits sidérurgiques pour une valeur de 67 millions de Dollars.

Par la même occasion, le Ministre a évoqué plusieurs projets qui sont en études. Il parlé , notamment, d’un projet d’une grande usine d’aluminium. Il a également fait savoir que, le Gouvernement est à la recherche de partenaires étrangers pour pouvoir développer l’industrie chimique.

Il fait part de l’existence de plusieurs projets dans l’industrie du verre, de fabrication de certains produits de textiles dans l’usine de Relizane destinés à de grandes marques internationales, de production par industriel algérien de téléviseurs pour une entreprise européenne.

MDI Alger

Yousfi a aussi parlé de la nécessité d’aider les jeunes à créer des PME, notamment, dans le domaine des TIC, surtout que, a-t-il estimé, le processus de numérisation va se généraliser dans le pays. Selon lui, l’Etat peut les appuyer dans l’accès aux crédits.

Bessa, Résidence la Pinède