Santé : Près de 450 000 algériens se sont rendus en Turquie pour des soins

algériens se rendent en Turquie

La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a rendu public, ce mardi 12 février 2019, un rapport accablant sur le système de santé algérien, et dans lequel elle a fait état d’un demi-million d’algériens qui se soignent annuellement à l’étranger, dont près de 450 000 algériens se rendent en Turquie pour se soigner dans les hôpitaux de ce pays.

En plus de la Turquie, le rapport de la LADDH fait état également de plus 100 000 algériens qui se soignent annuellement en Tunisie, et près de 10 000 en France, sur leurs propres comptes.

La LADDH a regretté dans son rapport le fait que, l’image d’un système défaillant que renvoie le secteur de la santé  en Algérie, qui a consommé 9 Ministres, et 82 milliards de Dollars sur les 16 dernières années, sous le slogan imaginaire de «la réforme hospitalière», a écrit la LADDH.

Selon l’Organisation de défense des droits de l’homme, cette ruée des algériens pour se soigner à l’étranger, est due à  l’apparition de circuits organisés qui promeuvent le tourisme médical dans certains pays comme la Turquie et la Tunisie. La même source, regrette également le fait que certains médias algériens promeuvent ce genre de tourisme.

Le phénomène est accentué par l’augmentation du nombre des erreurs médicales dans les hôpitaux algériens (publics et privés). Selon la même source, le nombre d’affaires liées aux erreurs médicales a atteint les 1200.

La faiblesse des prestations de service au niveau des établissements de santé. A ce propos, la LADDH a relevé dans son rapport, la gestion anarchique des établissements de santé, le manque de formation du personnel et de la maintenance des équipements médicaux.

La même source a signalé aussi le nombre de médecins qui désertent les hôpitaux algériens pour partir à l’étranger. Ils sont au nombre de 15 000 à 16 000 praticiens à avoir quitté le secteur de santé algérien, dont 60% sont des spécialistes. Selon la LADDH cette situation est due à la dégradation du pouvoir d’achat des médecins, ce qui les pousse à l’immigration.

MDI Alger

A cela s’ajoute, selon la LADDH, le manque de confiance des responsables dans le système de santé algérien, qui partent eux aussi, se soigner à l’étranger. Cela a influencé négativement les citoyens algériens, qui ont perdu à leur tour la confiance dans les établissements de santé en Algérie.

Bessa, Résidence la Pinède