Accord « stratégique » Paris-Doha, notamment sur la « sécurité régionale »

Le Qatar et la France ont signé lundi un accord de « dialogue stratégique » axé sur la « sécurité régionale » au moment où cette riche monarchie du Golfe est toujours au centre d’une crise diplomatique avec certains de ses voisins.

L’accord, signé à Doha par les ministres qatari et français des Affaires étrangères, devrait conduire à une coopération accrue également dans les domaines de l’économie, de la culture, du sport et de la lutte antiterroriste.

Il s’agit du premier accord de ce type signé entre le Qatar et un pays européen, ont déclaré des responsables du Qatar, qui cherche à renvoyer l’image d’un pays non isolé depuis la rupture avec l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte en 2017. « Ce dialogue stratégique va fournir une plate-forme (…) de coopération dans différents domaines entre les deux pays, y compris la sécurité régionale, l’énergie, l’économie et la culture », a déclaré le chef de la diplomatie qatari, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani. Le marché conclu constitue une « nouvelle phase » dans les relations entre les deux pays, a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a affirmé que l’accord obligeait les responsables des deux pays à se rencontrer régulièrement. « Avec le Qatar, il n’y a que des hauts », a-t-il par ailleurs assuré, en réponse à une question de l’AFP sur la nature des liens entre Paris et Doha en comparaison avec ceux, actuellement tourmentés, entre la France et l’Italie. Il y a quelques jours, le Qatar a reçu le premier avion de combat Rafale parmi les 36 commandés à la France.

Les dépenses du Qatar en matière de défense ont augmenté depuis juin 2017, date à laquelle Ryad, Abou Dhabi, Manama et Le Caire ont coupé leurs liens avec Doha, l’accusant de soutenir des groupes islamistes et de se rapprocher de l’Iran.

Doha a toujours réfuté ces allégations, affirmant que ses adversaires cherchaient à mettre sa politique étrangère sous tutelle, voire à précipiter un changement de régime.

Le voyage de M. Le Drian à Doha intervient au lendemain d’une visite du ministre français de l’Economie Bruno Le Maire aux Emirats arabes unis, pays avec lequel Paris entretient aussi des liens solides.

GMI BS

Afp

Bessa, Résidence la Pinède