Médicaments: les algériens consomment 420 millions de boites par an

importation des antibiotiques

420 millions de boîtes de médicaments sont consommées annuellement en Algérie, sur un total de 730 millions de boîtes produites, a fait savoir, ce mercredi 6 février 2019, le président de l’Union nationale des opérateurs de pharmacies (UNOP), Abdelouahed Kerrar.

Selon Dr Kerrar, l’Algérien consomme annuellement près de 80 Dollars de médicaments, tandis que, la moyenne mondiale est de 127 Dollars, a fait savoir le président de l’UNOP.

Intervenant ce mercredi sur les ondes de la radio Chaîne 1, il a indiqué à propos de la problématique de pénurie de médicaments, que, malgré les efforts consentis par le Ministère de la santé pour pallier à cette pénurie, il n’y pas «une réflexion profonde» pour mettre fin définitivement à cette problématique récurrente.

Les raisons de la pénurie des médicaments sont dues, selon ses explications, aux restrictions des importations décidées par le Gouvernement depuis 2014 suite à la baisse des recettes financières, l’explosion démographique en Algérie avec près d’un million de naissances par an, et l’augmentation de l’espérance de vie chez les algériens.

De ce fait, il a prévenu qu’«il ne faut pas s’attendre à ce que, la consommation de médicaments baisse. Il faut que tout le monde le sache, l’enveloppe de consommation va augmenter d’année en année».

Ce qui est intelligent, c’est de faire en sorte, que «cette augmentation soit prise en charge par la production locale et non pas par les importations», a-t-il préconisé.

Il a indiqué que, l’industrie pharmaceutique algérienne qui date d’une quinzaine d’année, dispose de 90 usines, et qui forment leurs main d’œuvres et non pas l’université. «L’université ne forme pas selon les besoins de l’industrie pharmaceutique», a-t-il expliqué. Dans ce sens, il a fait savoir que, des négociations ont été menées depuis trois ans, par son organisation et le Ministère de la formation professionnelle pour former des ouvriers, mais, rien n’a été encore fait.

Les usines fonctionnent à environ 50% de leurs capacités

«Les producteurs locaux de médicaments sont frustrés, car, ils savent qu’on peut fait beaucoup plus, que ce qui a été fait jusqu’à maintenant», a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, a-t-il précisé, «nous avons 90 usines qui fonctionnent à environ 50% de leurs capacités, et il y a 150 agréments pour d’autres usines», en ajoutant que, les pays voisins (le Maroc et la Tunisie), couvrent entre 60 à 70% de leurs besoins en médicaments avec seulement 30 usines. L’Algérie couvre actuellement 50% de ses besoins.

Le même responsable a affirmé que, la valeur de la production de médicaments en Algérie et de près de 2 milliards de Dollars.

Sur le plan des exportations, 15 entreprises algériennes exportent des produits pharmaceutiques, particulièrement, vers l’Afrique, a fait savoir M. Kerrar, qui a ajouté que, les pays dits arabes ont fermés leurs portes face aux médicaments algériens.

MDI Alger

M. Kerrar a assuré que, au plus tard début 2020, les traitements anti-cancer seront produit à 100% en Algérie et seront disponibles sur le marché.

Bessa, Résidence la Pinède