Ouyahia : «L’Algérie vit dans la paix et la stabilité»

anciens hauts responsables

Le Secrétaire Général du Rassemblement national démocratique (RND) Ahmed Ouyahia, s’est exprimé, ce jeudi 31 janvier 2019 à Alger, sur la situation du pays, en estimant que « l’Algérie vit dans la paix et la stabilité».

Lors d’un discours tenu à l’ouverture des travaux de la session ordinaire du conseil national de son parti, organisée à la Mutualité des matériaux de construction à Zéralda, Ouyahia est revenu sur la situation du pays, en étalant son discours autour de trois des motifs de des motifs de satisfaction, d’espérance et de mobilisation.

Concernant les premiers motifs, Ouyahia l’a résumé en trois points. Selon lui «l’Algérie vit dans la paix et la stabilité. Après 14 ans de réconciliation nationale, il faut qu’on se rappelle les uns et les autres, que c’était un défi national, et c’est un défi dans plusieurs pays, notamment, dans des pays voisins. Cette paix et stabilité c’est grâce à la réconciliation nationale qu’a ramené le Président Abdelaziz Bouteflika, et c’est aussi grâce, aux sacrifices de l’Armée Nationale Populaire, et les forces de l’ordre».

La deuxième raison de sa satisfaction, est du côté de la situation économique et sociale du pays. Selon Ouyahia, l’année 2018 était un exercice de résultats satisfaisants en général, sur le plan économique et social, notamment, en rappelant que ces résultats, ont été réalisés dans une situation financière très difficile.

«La situation économique et sociale des citoyens s’est améliorée, grâce au recul du taux de chômage, la stabilité du taux de l’inflation, qui a participé à la protection du pouvoir d’achat des citoyens», a estimé Ouyahia, en pointant du doigt la presse qui rapporte que les prix des produits ont flambé, alors que, la réalité du terrain est autre. Ouyahia a aussi justifié l’amélioration de la situation socio-économique des citoyens par les milliers de logements distribués en 2018.

«La croissance économique était remarquable» en 2018, a indiqué Ouyahia, qui a estimé à ce propos que les chiffres diffèrent selon les sources. «Les sources pessimistes ont estimé le taux de croissance globale à près de 2%. Les sources ayant un regard un peu positif sur le pays, en incluant la situation du secteur des hydrocarbures, qui a connu un recul ces dernières années et lié aux engagements de l’Algérie avec d’autres pays pour réduire la production et augmenter les prix des hydrocarbures», a expliqué le SG du RND, qui a souligné que «lorsqu’on n’inclut pas les secteur des hydrocarbures dans le calcul du taux de croissance on arrivera à un taux de croissance de 3.4% pour 2018».

Tout le pays connait «un printemps de projets économiques»

Ouyahia a ajouté, pour prouver la croissance économique du pays, que tous les coins et recoins du pays connaissent «un printemps de projets économiques» qui se réalisent, en donnant les exemples de wilayas du Sud comme Tindouf et Illizi. «Cela, est le résultat de la patience et de la persévérance», a-t-il estimé.

«Il y a ceux qui analysent le taux de croissance économique quotidiennement, et l’économie ne se développe pas en un jour. La culture en serre donne des résultats en un mois, mais, la culture du palmier, demande des années», a soutenu Ouyahia.

Par ailleurs, Ouyahia a cité trois points sur sa satisfaction quant à l’avenir du pays. « Si l’Algérie a su comment continuer dans la voie de la construction durant le dernier quinquennat, coïncidant avec la rareté des ressources financières, et nous n’avons pas connu ce qu’a connu l’Algérie durant les année 1980, après la chute des prix du pétrole, et nous n’avons pas connu ce qu’ont d’autres pays pétroliers qui ont recouru au FMI. Cela nous laisse croyant en l’avenir».

«Notre slogan c’est l’espoir, mais, ici je ne parle pas avec les slogans», a-t-il indiqué en ajoutant que «il y avait un temps où l’Algérie fonctionnait avec des slogans. Avec tout mon respect pour le défunt Chadli Bendjedid, qui était notre président».

«Je parle d’espoir pourquoi ? Parce que, si le pays au moment de ce virage infernal, ayant brisé beaucoup de pays. Aujourd’hui, on voit le Venezuela, qui connaît  des problèmes politiques, parce que, le pétrole l’a trahi, comme nous en 1986. Mais, cette fois-ci, grâce à la sagesse du président de la République et les mesures qu’il a pris durant les dernières années. Nous avons su comment continuer dans la voie du développement économique, et aujourd’hui, nous parlons de promouvoir les exportations hors-hydrocarbures», a indiqué Ouyahia. «Si nous ajoutons à cela le travail, l’Algérie pourrait aller loin», a estimé Ouyahia en premier lieu.

En second lieu, a-t-il poursuivi «l’Algérie a fait face avec succès à la tempête dite du «printemps arabe». Depuis lors, le pluralisme s’est encore enrichi dans les domaines politique, médiatique et associatif. L’État de droit et la démocratie ont avancé aussi avec la dernière révision constitutionnelle», a-t-il indiqué.

Ouyahia appelle à la mobilisation pour bâtir des consensus autour des changements

«J’ai dit que l’évaluation de l’année écoulée nourrit des sentiments de satisfaction, d’espérance mais aussi de mobilisation, car cette dernière est nécessaire pour faire face aux défis du futur», a ajouté Ouyahia.

Pour qui «les progrès accomplis par notre pays dans tous les domaines font apparaître de nouvelles exigences, après un demi-siècle d’indépendance et à l’issue de deux décennies de reconstruction nationale. Ces nouvelles exigences s’affirment dans tous les domaines, et l’exemple le plus illustratif en est les attentes de la jeunesse».

«Grâce à Dieu, la jeunesse n’a pas connu les années douloureuses de la tragédie nationale et de l’ajustement structurel. Notre jeunesse vit aussi dans un monde sans frontières avec les nouvelles technologies de la communication. Notre jeunesse nous rappelle donc, si cela était nécessaire, que nous vivons dans un monde globalisé où l’évolution est un impératif», a-t-il estimé.

Pour faire face à ces défis du futur, selon Ouyahia «l’Algérie a besoin de mobiliser toutes ses forces dans leur diversité, de sorte à bâtir des consensus les plus larges possibles autour des changements nécessaires».

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