Le trafic aérien entre la France et l’Algérie en baisse

Air Algérie : retour à la normale dans les aéroports de Sétif, Batna, et Constantine

Le trafic aérien entre les aéroports français et algériens a enregistré une nouvelle baisse en décembre dernier, selon les statistiques de « Tendanciel », l’indicateur mensuel du trafic aérien commercial, établi par la Direction française du transport aérien.

Malgré un marché international dynamique (+5,7%) et un marché interne français en hausse (+3,3%), le trafic aérien entre la France et l’Algérie a baissé de 4,5 % en décembre 2018, alors que le trafic aérien entre la Tunisie et la France a atteint un taux de 11,9% et un taux de 10,3% avec la destination marocaine.

Par ailleurs, le nombre cumulé de passagers comptabilisés depuis le début de l’année 2018 entre l’Algérie et la France est de 4,6 millions, enregistrant une baisse de 3,2% par rapport à l’année 2017.

Ces chiffres viennent confirmer une tendance baissière entamée depuis quelques mois déjà, puisque le trafic aérien entre les deux pays a baissé l’année dernière de 7,2% en septembre, de 6,9% en octobre et de 5,9% en novembre.

Baisse des visas et du trafic aérien 

L’indicateur du trafic aérien n’explique pas cette baisse entamée depuis le mois d’août dernier, mais elle pourrait être liée à la baisse du nombre de visas accordés par la France aux Algériens en 2018. En effet, le nombre de visas accordés est passé de 413 976 en 2017 à 297 104 visas l’année dernière, soit une baisse de plus de 28%.

A ce propos, le Consul de France en Algérie, M. Marc Sédille, a expliqué cette baisse par le changement de prestataire en passant de TLS à VFS et le renforcement du contrôle aux frontières à cause de la crise migratoire.

« Il y a eu le changement de prestataire au début de l’année. On s’était arrêté quasiment pendant un mois et il y avait beaucoup de tension pour la prise de rendez-vous à cette époque. Il y a eu une certaine difficulté à remettre la machine en route. Cela s’est traduit par une baisse du nombre de dossiers traités, donc du nombre de visas délivrés aussi», a-t-il souligné.

Bessa, Résidence la Pinède