Lutte contre l’informel : les marchés couverts toujours désertés

prix des aliments

Par leur nombre et par la durée prolongée de leur vacance, les investissements réalisés durant les dernières décennies, pour la régulation des marchés couverts, censés recadrer le secteur, ont abouti dans leur majorité, à un échec qui n’a laissé sur le paysage urbain et commercial, qu’une image de faillite et d’investissement ratés.

Que se soient d’anciennes bâtisses, qui abritaient « les souks el fellahs », et les « galeries algériennes », et qui n’ont pas connu la voie de la reconversion,  ou les nouveaux espaces dédiés à donner un nouveau souffle pour la commercialisation des produits à large consommation, et lutter contre l’informel, la situation n ’ a pas évolué d’un iota.

 A ce sujet , les exemples, de mauvaise gestion , ne manquent pas , celui de  l’ex Galerie Algérienne qui se trouve en pleine centre ville de la wilaya d’Ouargla, demeure édifient , dans le sens ou, après avoir assuré les salaires de 1200 employés dans les années 80/90, et suite à une tentative de privation qui a abouti à sa liquidation en 1999, l’état dans  lequel il se trouve aujourd’hui, témoigne sans conteste de son abandon, et ce malgré les tentatives de son rachat par des operateurs privés.

Celui de la wilaya de Tipasa, ne déroge pas à la règle imposée par les acteurs de l’informel. Situé e hauteur de la ville, et doté d’un espace  parking important, le marché couvert, n’avait fonctionné que quelques mois avant d’être déserté complètement par les occupants, pour se transformer en un foyer de tous les vices

La situation est similaire dans plusieurs wilayas du pays, enveloppes dégagées pour réaliser les marchés couverts, en vue d’abriter une activité commerciale transparente, n’ont pas connu  l‘aboutissement  espéré par les pouvoirs publics. Et pour cause, les commerçants refusent de regagner les locaux, fuyant les charges de location et d’entretien, et après des années d’efforts , et moult opérations pour recadrer l’activité informelle, l’Etat se trouve dans l’incapacité de trouver une solution qui ferait consensus, et par conséquent , redonner une deuxième vie à ces espaces.

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