Ambassadeur de Russie : l’exportation du blé russe vers l’Algérie ne dépend que d’Alger

L’exportation du blé russe vers l’Algérie est suspendue à la décision des autorités algériennes. Cependant, l’Algérie recevra en 2019 un lot d’essai pour évaluation, selon l’ambassadeur de la Fédération de Russie à Alger, M. Igor Beliaev, a rapport ce vendredi l’agence Sputnik.

Le diplomate russe a précisé lors de son intervention que le blé russe présentait un prix compétitif par rapport à ses concurrents, ajoutant que « l’année 2019 pourrait être celle du début de l’exportation du blé russe vers l’Algérie ».

L’ambassadeur a indiqué que « l’Algérie recevra en 2019 un lot pilote de blé russe pour estimer son niveau de qualité et déterminer s’il correspond aux besoins des Algériens», poursuivant « si la partie algérienne donne un avis favorable, la Russie livrera son blé à l’Algérie à un prix compétitif», selon le même média.

S’exprimant sur les difficultés budgétaires auxquelles sont confrontés de nombreux pays dans le monde, le diplomate russe a rappelé qu’«aujourd’hui, tous les pays font face à un déficit budgétaire et la diminution des dépenses. Et, dans ce contexte précis, notre blé et très compétitif vu le prix que nous proposons qui est plus bas que le prix du blé que l’Algérie achète ailleurs ».

Évoquant la coopération bilatérale entre l’Algérie et la Russie, M. Beliaev a indiqué que l’année 2018 avait été positive en termes de «contacts fréquents à des niveaux et des domaines différents» entre les responsables des deux pays.

Toutefois, le diplomate russe a fait savoir que «l’un des domaines prioritaires de notre coopération est le commerce», et il a annoncé, dans ce sens, que le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et la Russie avait atteint 4,6 milliards de dollars en 2017. Pour les chiffres de cette année 2018, M. Beliaev a indiqué « nous les aurons dès le début de l’année 2019, mais nous pouvons d’ores et déjà dire que de janvier à octobre 2018, le volume des échanges a été établi à 3,3 milliards de dollars», selon la même source.

Pour rappel, l’Algérie a montré son intérêt pour le blé russe, puisqu’une délégation composée de représentants du ministère de l’Agriculture et de l’Office algérien interprofessionnel des céréales et des experts agronomes s’est déplacée au début du mois d’octobre dernier en Russie pour amener des échantillons de blé russe, en vue d’en analyser les taux d’ivraie, de poussière et de résistance à l’humidité.

MDI Alger

Cependant, l’intérêt de l’Algérie pour le blé russe a suscité la panique chez ses partenaires traditionnels, en particuliers, la France qui prévoit de dépêcher une délégation au début de l’année prochaine à Alger.

Bessa, Résidence la Pinède