Mohamed Arkab: Il est impératif de revoir la tarification d’électricité « tôt ou tard»

Sonelgaz et GECOL

« Les tarifs appliqués actuellement par la Sonalgaz ne lui permettent pas d’atteindre un autofinancement pour réaliser ses investissements, de ce fait, il devient plus qu’urgent de revoir la tarification  tôt ou tard »  a indiqué aujourd’hui, le PDG de la Sonalgaz, Mohamed Arkab.

Intervenant sur les ondes de la radio nationale, Arkab a indiqué que la tarification actuelle des services fournis par la Sonalgaz ne lui permet pas de dégager des sommes à hauteur de  ses programmes d’investissements, ce qu’il la pousse à solliciter des crédits auprès des banques. De ce fait, il a souligné que « tôt ou tard » il est impératif de revoir la question de la tarification, « en tenant compte d’une classe qu’il faut toujours préserver » et en appliquant le principe consistant à appliquer le principe que celui qui consomme plus, « doit payer le prix réel de l’électricité » a ajouté l’invité de la radio.

Toujours pour ce qui concerne cette tarification, M. Arkab a rappelé que 99% de la production d’électricité actuelle est obtenue à partir de gaz naturel prélevé des puits de Sonatrach, laquelle, dit-il, « n’applique pas des coûts réels ». C’est la raison pour laquelle, explique-t-il, Sonelgaz n’arrive pas à disposer d’une trésorerie pour pouvoir financer en propre ses investissements.

Evoquant la production nationale d’électricité qui se situait à environ 6.000 mégawatts au début des années 2000, il a indiqué qu’elle est passée actuellement à 19.000 mégawatts, le PDG de Sonelgaz prévoit qu’elle devrait atteindre 25.000 mégawatts, en 2024.

Par ailleurs, que l’objectif de Sonelgaz vise de dégager des surplus de production d’électricité d’environ 20%, l’intervenant annonce qu’elles permettront d’augmenter de 100 à 300 mégawatts les exportations vers le Maroc et la Tunisie.

La stratégie engagée par la Sonelgaz jusqu’à 2030 tend, en priorité, à répondre à la demande grandissante des foyers Algériens en énergie, assure l’intervenant, qui précise que depuis la promulgation, en 2002, de la loi sur l’électricité, son entreprise s’est engagée dans une vision stratégique consistant à diversifier ses ressources énergétiques.

MDI Alger

Pour ce qui a trait à la consommation nationale d’électricité, il signale qu’à juillet 2018, celle-ci a atteint une pointe de 13.676 mégawatts, nécessitant, dit-il, des volumes d’investissement en équipements de quelque 2.500 milliards de dinars jusqu’en 2028, à raison de 300 à 400 milliards de dinars/an.

Bessa, Résidence la Pinède