Sonatrach envisage de revaloriser les salaires de ses employés en 2019

La compagnie pétrolière nationale Sonatrach envisage de revaloriser les salaires de ses employés en 2019, à en croire les propos tenus ce mardi 11 décembre 2018 à Timimoun, par le PDG de l’entreprise Abdelmoumen Ould Kaddour.

Pour Ould Kaddour, le chantier le plus important et prioritaire pour l’année 2019, c’est celui des ressources humaines. «C’est revoir toute l’organisation des ressources humaines », a-t-il estimé en faisant savoir que «nous avons fait une étude pour savoir comment le personnel de Sonatrach est payé. Dans tous les pays du monde qui ont la même organisation que la nôtre, c’est-à-dire, les compagnies pétrolières nationales, la Sonatrach est classée dernière du point de vue salaire », a-t-il déploré.

« On ne peut pas continuer comme ça. Ces dernières années on a perdu 16 000 employés. Et si on continue à perdre des employés, on ne pourra pas tenir le cap de la qualité que nous avons», a-t-il signalé lors d’un point de presse tenu à l’aéroport de Timimoun à l’issue de la tournée effectuée dans plusieurs villes du sud pays dans le cadre des actions sociales de Sonatrach, ayant vu les établissements sanitaires des villes de Tamanrasset, In Salah, Adrar et Timimoun dotées de scanners et d’ambulances médicalisées.

Concernant les autres priorités de Sonatrach pour l’année prochaine, Ould Kaddour a cité l’augmentation des capacités de production, la joint-venture de trading qui se fera en 2019, l’inauguration de la raffinerie de Sidi R’Zine à Alger.

Par ailleurs, il a estimé qu’avec la volatilité des prix du pétrole et un baril à 50 et 60 Dollars, c’est difficile de planifier pour l’année prochaine c’est très compliqué. « Pour l’instant  ce que nous voulons obtenir ce sont les engagements que nous pris», tout en espérant que le baril se stabilise autour des 70 et 80 Dollars pour voir quels sont les investissements à faire. «Il est clair que nous devons nous adapter en fonction de nos rentrées», a-t-il ajouté.

Interrogé sur la raffinerie d’Augusta acquise par Sonatrach en Italie, Ould Kaddour a indiqué que le traitement du brut algérien dans cette raffinerie a commencé depuis longtemps. Il a précisé que les produits raffinés dans cette usine ont plus de valeur ajoutée en Europe qu’en Algérie. «Il y aura une partie qui sera commercialisée en Europe et l’autre sera acheminée en Algérie», a-t-il ajouté. Selon lui la capacité de cette raffinerie est de 10 millions de tonnes par an, et c’est trois fois plus que la capacité de celle d’Alger et deux fois plus que celle de Hassi Messaoud.

MDI Alger

Ould Kaddour a expliqué que, quand il a pris les rênes de Sonatrach, l’Algérie importait 2 milliards de Dollars de produits raffinés, et selon lui, le bilan des dix dernières années en matières d’importation de produits raffinés s’est élevé à plus de 25 milliards de Dollars. «Ce n’est pas normal. Il fallait trouver une solution. Et c’est comme ça qu’on a acheté la raffinerie d’Augusta, afin de diminuer l’exportation des devises», a-t-il précisé.

Bessa, Résidence la Pinède