Règle 51/49 : Les critiques de Chakib Khalil

Chakib Khalil

L’ancien Ministre de l’énergie Chakib Khalil a critiqué, ce dimanche 9 décembre 2018, la règle 51/49 régissant l’investissement étranger en Algérie.

«La règle 51/49 n’a pas été appliquée équitablement pour l’ensemble des investisseurs étrangers», a déclaré sur la chaîne Ennahar, l’ancien Ministre de l’énergie qui est ces derniers mois en tournées à travers tout le territoire national où il donne des conférences sur le comment sortir de la dépendance aux hydrocarbures.

Contrairement à ce qu’exige cette règle, qui l’Algérie est majoritaire avec 51% des parts dans tout investissement réalisé avec un partenaire étranger qui détient 49%. Selon lui, l’américain Général Electric a bénéficié dans un projet à Batna de 51% des parts contre 49% pour l’Algérie, en plus de plusieurs avantages, ce qui a conduit selon lui à «la propagation de toute forme de corruption».

«L’Algérie applique cette règle selon des bases que nous ne connaissons pas, ce qui s’est répercuté négativement sur le climat des affaires», a-t-il lancé, en ajoutant qu’«on sait combien d’investisseurs sont venus, mais on ne peut pas savoir combien ne le sont pas à cause de cette règle».

A ce propos, en guise de solution, Chakib Khalil a proposé à ce que la règle de l’investissement gagnant-gagnant soit basée sur trois parties que sont l’investisseur étranger, le partenaire local et la banque, qui décideront eux-mêmes de la règle adéquate à appliquer pour qu’un projet soit réussi et qui reviendra avec des bénéfices pour l’économie nationale.

Il a estimé que «ce qui intéresse l’Etat dans un investissement, ce sont les impôts et taxes qu’il récolte (…). Si des projets ne sont pas réalisés parce qu’il y a trop de problèmes, ces revenus (fiscaux) seront perdus ».

L’ancien ministre de l’énergie a plaidé pour l’urgence de mettre en place u climat des affaires équitable pour redonner un nouveau souffle à l’économie nationale. «Il faut qu’il y ait ce climat d’investissement qui soit appliqué sur tous les investisseurs. Autrement dit : transparence et égalité», a-t-il indiqué.

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