Réouverture de l’église «Santa Cruz», après sa restauration

La célèbre église catholique culminant sur les hauteurs la ville d’Oran «Notre Dame Santa Cruz», a été rouverte ce vendredi 7 décembre 2018 après sa restauration, a rapporté l’agence officielle.

La cérémonie de la réouverture de la basilique a été présidée par le ministre des Affaires religieuse et des Wakfs, Mohamed Aïssa, en présence de l’envoyé du Pape François, le cardinal Giovanni Angelo Becciu, qui était en déplacement en Algérie pour la béatification des 19 moines assassinés durant la décennie noire.

L’Etat algérien a participé de 60% (340 millions DA) du financement de l’opération de restauration et de réhabilitation.

A noter que, l’endroit revêt également un intérêt touristique, puisque, des milliers de touristes nationaux ainsi que des étrangers, visitent ce lieu à la fois, historique, culturel et touristique.

L’esplanade de l’église baptisée «Place du vivre ensemble e paix»

La délégation a procédé également à la baptisation de l’esplanade de cette église «place du vivre ensemble en paix».

La délégation a suivi, par la même occasion, un exposé illustrant l’état dans lequel se trouvait la structure avant ce projet, notamment la dégradation de la bâtisse et les problèmes d’étanchéité.

«L’attachement de ces religieux à l’Algérie et leur ferme décision d’y rester malgré les sollicitations de leurs familles pour les rejoindre, était un modèle du vivre ensemble et de partage avec l’Autre», a souligné l’envoyé du pape François, dans une déclaration en marge de cette cérémonie.

Un édifice restauré à sa dimension historique et culturelle

Le sanctuaire a été construit sur le mont «Murdjadjo» après l’épidémie de choléra qui avait dévasté la ville en 1849. Son emplacement surplombant la ville fait de lui un des édifices historiques les plus visibles à Oran.

Le sanctuaire a fait l’objet d’une restauration qui a constitué un lieu d’échanges multiples, ayant notamment permis la mise en place d’un chantier-école au profit des jeunes apprentis et architectes.

Ce chantier dont la gestion a été confié à l’Association diocésaine d’Algérie, a ainsi accueilli une trentaine de stagiaires de l’École de formation de l’association socioculturelle «Santé Sidi El-Houari» (SDH). Ces apprentis en menuiserie, maçonnerie et taille de pierre ont également participé à la restauration des garde-corps de la structure (protections au bord de la falaise).

Une autre association locale, «Bel-Horizon», également connue pour son investissement dans la valorisation du patrimoine, a encouragé, quant à elle, la formation de nombreux étudiants en architecture. Le chantier de restauration s’est décliné en une véritable plateforme pédagogique.

«La mise en place d’un chantier-école a donné l’opportunité à des centaines de jeunes d’approfondir leur formation en étant confrontés à un vrai chantier de monument historique», a estimé l’évêque d’Oran et représentant de l’association diocésaine, Jean-Paul Vesco, en ajoutant qu’«en plus des activités didactiques, diverses entreprises et artisans locaux sont intervenus sur le chantier, notamment pour la rénovation et la décoration de la chapelle».

MDI Alger

Il a souligné que, ces activités se sont révélées avoir «une véritable dimension interreligieuse, interculturelle et citoyenne», en faisant savoir que «des activités culturelles et citoyennes sont en projet avec des acteurs locaux».

Bessa, Résidence la Pinède