Pêche et aquaculture : le marché algérien , prisé par les entreprises françaises

pêche et de l’aquaculture

La Chambre de Commerce et d’Industrie Algéro-française a organisé ce mardi, à Alger, la 3ème édition des rencontres algéro-françaises de la pêche et de l’aquaculture, en partenariat avec la Chambre Algérienne de la Pêche et de l’aquaculture. Cette rencontre a été marquée par la visite d’une délégation de la Région des Pays de la Loire dans le cadre d’une mission de trois jours en Algérie.

A ce propos, M. Taha Hammouche, directeur général de la Pêche et de l’aquaculture au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, a indiqué que « la visite de la présidente de la Région de la Loire montre l’intérêt des entreprises internationales pour le marché algérien qui est en forte croissance, notamment le développement de l’aquaculture et les autres créneaux liés à la pêche et à la construction navale ».

Il a ajouté que « cet intérêt pour le marché nationale est la résultante de la forte dynamique de ce secteur et des investissements réalisés de la politique du gouvernement algérien qui vise à diversifier l’économie et à assurer la sécurité alimentaire, à travers la diversification des produits de la pêche ».

Par ailleurs, il a souligné que « les pêcheurs algériens pêchent environ 100.000 tonnes. L’aquaculture est une activité qui se développe et qui exprime des besoins en termes d’équipements ». De nombreuses entreprises se lancent dans le secteur, ce qui nécessite, selon lui, un accompagnement pour la réalisation des équipements et la production d’aliments pour autonomiser cette activité et éviter l’importation. Les investisseurs algériens sont présents aujourd’hui face à leurs homologues français pour démontrer cette volonté.

S’agissant de la production halieutique, M. Hammouche a fait savoir qu’elle a connu une forte croissance cette année. « Nous avons enregistré une hausse de 20%, ce qui représente pour les 9 premiers mois de l’année, 100.000 tonnes en plus. Nous tablons sur une production de 120.000 tonnes à la fin de l’année », a-t-il précisé.

De son côté, la présidente de la région Pays de la Loire, Mme. Christelle Morançais, a indiqué que « c’était important d’être au côté des entreprises de la région qui assistent à cette troisième rencontre algéro-française.  L’objectif de ma région c’est bien évidemment d’accompagner les entreprises pour investir en Algérie j’espère revenir dans un an pour officialiser ces coopérations ».

De nombreuses entreprises algériennes étaient présentes à cette rencontre, notamment EP Construction et Réparation Navale, une entreprise mixte, créée dans le cadre de la règle 51/49. L’entreprise construit des bateaux en aluminium qui sont destinés à la pêche et des bateaux en acier qui sont destinés aux services.

A ce propos, M. Chaker Oualid, directeur commercial et marketing de l’entreprise, a indiqué que « notre projet est de construire des bateaux de 40 mètres et nous sommes en train de construire deux ateliers dans le port de Bouharoun, à Tipaza », ajoutant « nous avons construit 200 navires depuis 2015 et  nous avons construit le premier catamaran en aluminium qui est en activité. Actuellement, on est en train de construire trois navire de servitude de 14 mètres pour STH, une filiale de Sonatrach ».