Affaire de corruption à la Sonatrach : Bedjaoui condamné à plus de 5ans de prison, l’ex patron d’ Eni acquitté

justice italienne

La justice italienne s’est prononcé aujourd’hui dans l’affaire de corruption de la société Eni et sa filiale Saipem accusé d’avoir perçu des pots-de-vin pour des projets réalisés en Algérie.

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Les juges de la quatrième chambre criminelle de Milan ont infligé une peine de 5 ans et 5 mois de prison à l’encontre du médiateur dans l’affaire Farid Bedjaoui Noureddine et une amende de 400 000 euros et la confiscation des 197 millions d’euros pour la société Saipem, ce qui est équivaut à la valeur du pot-de-vin payé dans cette affaire. Toutefois, son président à l’époque des faits, Pietro Tali, s’est vu infliger une peine de 4 ans et 9 mois de prison.

Par ailleurs, l’ex-patron du groupe Eni Paolo Scaroni, et actuel président du Milan AC ainsi que l’ancien chef de l’Afrique du Nord Eni, Antonio Vella, ont été acquittés de l’accusation. Ainsi, le tribunal de Milan a jugé que M. Scaroni n’était pas responsable pour les contrats de Saipem et que le crime n’était pas avéré dans son cas.

Le procès, ouvert il y a trois ans, portait sur le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables publics algériens, entre 2007 et 2010. Selon l’accusation, ce versement aurait permis à Saipem d’obtenir des contrats pour un total de 8 milliards d’euros, et à Eni d’avoir l’autorisation du ministre de l’énergie de l’époque Chakib Khelil d’acquérir les droits d’exploitation du gisement de gaz de Menzel, via le rachat de la société First Calgary Petroleums.

Le 26 février, le procureur Isidoro Palma avait requis des amendes de 900.000 euros contre Eni et Saipem, et des peines de six ans et quatre mois d’emprisonnement contre MM. Scaroni et Tali. L’affaire avait coûté leur poste aux deux hommes.

Par contre les procureurs Fabio De Pasquale, Isidoro Palma Baggio ont demandé une peine de six ans et quatre mois pour Paolo Scaroni alors que Saipem et Eni ont étaient appelé à verser  une amende de 900 000 euros chacune.

En plus de la condamnation pour Scaroni, les procureurs avaient requis une peine de huit ans de prison pour Noureddine Farid Bedjaoui, confident du ministre et considéré comme le « médiateur » des pots de vin, sept ans et quatre mois pour l’ancien directeur des opérations chez Saipem Pietro Varone, 6 ans pour le ancien directeur financier d’Eni, Saipem puis Alessandro Bernini, six ans et quatre mois pour l’ancien président-directeur général de Saipem Pietro et Antonio Vella Ce, ancien chef de Eni pour la région Afrique du Nord, la poursuite a demandé une peine à 5 ans et 4 mois.

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En ce qui concerne la partie algérienne des peines sont appliqués pendant quatre ans et 10 mois pour Samir Ouraied, bras droit de Bedjaoui, six ans pour Omar Habourm, le seul accusé chargé du recyclage des pots de vin présumés. Pour la même affaire avait été  également accusé l’ancien président de Saipem Algérie, Tullio Orsi, qui en Octobre 2015 écopait d’une peine de deux ans et dix mois de prison et à la confiscation d’environ 1,3 million de francs.

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