Forum d’affaires algéro-allemand : 3.21 milliards de Dollars d’échanges commerciaux en 2017

croissance chinoise

Les échanges commerciaux entre l’Algérie est l’Allemagne se sont élevés à 3.21 milliards de Dollars en 2017, avec un énorme déficit en défaveur de l’Algérie. L’Algérie a importé principalement des biens équipements industriels et biens de consommations de l’Allemagne, et a exporté des hydrocarbures et des demi-produits.

«Les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Allemagne, ont dépassé à peine les 3 mds de Dollars en 2017, avec un énorme un déficit énorme en défaveur de l’Algérie, qui s’est élevé à 2.9 milliards de Dollars» a indiqué M. Riad Amour vice-président de la Chambre algérienne du commerce et d’industrie (CACI).

Selon lui c’est «ce qui nous pousse en tant que chambre de commerce et opérateurs économiques, à repenser et à renforcer notre engagement pour la refonte d’une dynamique basée sur la coopération industrielle en vue de créer davantage de richesses et d’emplois».

 A noter que, ces chiffres ont été communiqués ce lundi 17 septembre 2018, à l’occasion de la tenue du forum d’affaires algéro-allemand organisé par la chambre de commerce et d’industrie  arabo-allemande (Ghorfa), en collaboration avec la chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) à l’hôtel El Aurassi d’Alger. La délégation d’une quinzaine d’hommes d’affaires et de représentants d’entreprises allemandes activant dans divers domaines, a été conduite par le SG de la Ghorfa, M. Abdulaziz Al-Mikhlafi.

A cette occasion, M. Riad Amour Vice-président de la CACI a indiqué que ce forum offre une double opportunité. «D’une part réaffirmer l’attachement indéfectible au pacte entrepreneurial nous lie, et d’autre part, déposer des jalons supplémentaires pour l’émergence d’une ère de coopération gagnant-gagnant entre l’Algérie et l’Allemagne».

Ce qui ouvrira, selon M. Riad Amour «une nouvelle opportunité pour corriger les équilibres asymétriques des échanges commerciaux qui se répercutent négativement sur la balance commerciale de l’Algérie».

Il a rappelé qu’«à ce jour, environ 200 entreprises allemandes activent en Algérie, dans divers secteurs d’activités, contribuant à la création de richesse et de travail. Ce qui constitue un facteur attractif et envoie un signal positif aux autres entreprises pour s’engager et s’installer en Algérie».

Mettant en valeur l’importance des PME et les start-up qui constituent un levier prédominant  et jouent un rôle déterminant dans la diversification économique de l’Algérie. Le Vice-président de la CACI a fait valoir la part du secteur privé dans le PIB hors-hydrocarbure, qui était selon lui, à 42%  dans les années 2000, aujourd’hui il est à plus de 70%.

Pour sa part, le SG de Ghorfa, M. Abdulaziz Al-Mikhlafi, s’est dit confiant que ce forum d’affaires permettra de renforcer la coopération entre les deux pays. Il  a estimé que «les entreprises allemandes présentes en Algérie contribuent au développement économique de l’Algérie», ajoutant que «le plus important c’est que les deux pays soient disposés à renforcer cette coopération».

Selon lui «l’Algérie fait face à de grands défis, notamment, la diversification de l’économie et plus de croissance». Pour M. Al-Mikhlafi même si «les échanges commerciaux entre les deux pays sont constitués principalement d’hydrocarbures,  les échanges hors-hydrocarbures connaissent une croissance importante», a-t-il estimé.

Il a indiqué que «les entreprises allemandes ont un intérêt à participer avec les entreprises algériennes à la diversification économique de l’Algérie», et ce notamment, dans les secteurs identifiés comme prioritaires : l’industrie, le tourisme, la santé, l’agriculture…etc.

Le SG de Ghorfa a appelé les autorités et les entreprises algériennes à profiter de l’expertise et du savoir-faire allemands, notamment, dans le domaine de la formation, en investissant dans la formation, qui constitue un facteur essentiel pour plus de diversification économique.

MDI Alger

Par ailleurs, M. Al-Mikhlafi a plaidé pour asseoir une coopération gagnant-gagnant. «Il ne s’agit pas seulement d’échanger des marchandises, mais, aussi de transfert de savoir-faire et de technologie, et nous sommes disposés pour cela», a-t-il déclaré.

Bessa, Résidence la Pinède