Energie renouvelable: Les entreprises algériennes face aux défis technologiques

adaptation au changement climatique

La maîtrise des nouvelles technologies concernant la production des énergies renouvelables est le défis auquel fait face les investisseurs nationaux dans le domaine afin d’avoir un produit concurrentiels sur le marché.

Les organisateurs et les partenaires de la 9eme édition du salon international des énergies renouvelables, énergies propres et du développement durable (ERA) qui se tiendra du 15 au 17 Octobre prochain à Oran ont étaient aujourd’hui les hôtes du Forum du quotidien EL Moudjahid ou ils ont exposé les nouveautés du salons ainsi que les défis des investisseurs dans ce domaine.

Salah Eddine Abdessemed, vice- président du FCE, et président du Club Energia, s’est étalé dans cette conférence sur les opportunités d’investissements dans le domaine des énergies renouvelables. Selon lui, les pouvoirs publics expriment de plus en plus leur volonté de développer cette filière. « Les récentes déclarations du ministre de l’intérieurs concernant l’alimentation des écoles avec de l’énergie renouvelable, offre une opportunité et créer un plan de charge pour des entreprises » a-t-il souligné. Chose qui « encouragera plusieurs investisseurs à s’intéresser à ce créneau ».

Dans ce sens, il a rappelé que l’appel d’offre qui sera lancé le mois prochain pour la production de 150 Mw et qui sera exclusivement réservé aux producteurs nationaux constitue aussi un élément encourageant pour le lancement de plusieurs projets. A ce propos, il a annoncé que plusieurs investisseurs sont en concertation afin de constituer des fermes de production des énergies renouvelables.

Toutefois, le plus grand défis, pour les investisseurs nationaux, en outre des quelques textes de lois qui ne sont pas encore prêts, c’est la maitrise de la technologie dans ce domaine qui connait une évolution d’un mois à un autre. Une vancée qui a rendu « le prix d’un kw produit par photovolyaique plus concurentiel que toutes les autres formes d’enegies ».

Pour sa part, le commissaire du salon , Mme Linda Oulounis, a indiqué que cette édition qui sera sous le thème de « l’émergence d’une filière industrielle nationale », verra la participation d’une centaine d’exposants de différents secteurs, a l’instar de  la Sonatrach, Sonelgaz,et leurs filiales respectives, Sun Solar,…), de l’industrie ( Enie, Gica, Condor, Groupe Zergoun…..), de l’hydraulique et de l’assainissement (Ona, Seor, Anbt,Agir, Seaal),des finances et assurances, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, les entreprises de sous-traitance (Alternate Solar, Mekenergie), ainsi que les Universités et Centres de recherche, les organismes de soutien à la promotion de l’entrepreneuriat y seront présents. La partie internationale, quant à elle, sera représentée par des entreprises françaises, italiennes, chinoises et espagnoles.

Des conférences pour décortiquer l’état des lieux

Le traditionnel cycle de conférences prévu sur les 3 jours sera animé par d’éminents experts et spécialistes. Les thématiques traiteront des avancées dans le dispositif national et du processus de lancement des avis d’appel d’offre ; des avancées à l’international et ce qu’elles inspirent ; des avancées enregistrées dans le tissu industriel local en rapport avec les objectifs du programme national des EnR ; la journée Energia sera clôturée par le panel de conclusion qui s’attachera à dégager des perspectives en vue d’accélérer le processus.

Enfin, outre sa vocation première, centrée sur les énergies renouvelables, le Salon reste ouvert sur les autres dimensions du développement durable, particulièrement dans les segments qui touchent à la préservation des ressources naturelles comme l’économie d’énergie, la gestion de l’eau, la réutilisation des eaux usées, la valorisation des déchets, etc…

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